Le florilège



Le bouquet de ce florilège se compose de textes "cueillis" au fur et à mesure des années dans le Club par Michèle Dereux : Il y en a plus d'une centaine !

Ils seront publiés au fur et à mesure de l'année.

De plus, Everest, dans les années 91-92-93, a édité un florilège de citations qui sera essaimé dans cette brassée. Ces citations ont été recueillies auprès de tous les membres du Club lors de deux "Fêtes du Club".

Vous aussi, n'hésitez pas à ajouter quelques fleurs à cette composition !!!





Pour ceux qui aiment lire avec un fond musical, cette très belle mélodie "What a wonderful world" peut vous accompagner pendant votre lecture.
Le texte anglais et sa traduction française sont à la place 111 de ce florilège (http://lesitedeverest.free.fr/leflorilege/index.html#whatawonderfulworld)






Vers la fin provisoire du florilège (Place 150)...
Textes et citations de 1 à 10
Bientôt la rentrée
Un vieux conte hindou
Aucun ennemi
Le cancre
L'amitié
L'amour
Saisir l'instant
La vie, c'est aussi cela
Une grande modestie
Le monde n'est pas rempli d'étrangers
Vers les dix prochaines fleurs -1-



Bientôt la rentrée
Texte cueilli par Marc Dereux


Dans quelques jours, la rentrée des classes va nous amener à courir après le temps qui passe toujours trop vite, à nous énerver parce que les enfants se nicheront dix fois dans leurs draps car il sera toujours trop tôt pour se lever ou qu'il fera noir ou  qu'ils auront encore envie de lézarder, et de rêver…

Puis ils bouderont le petit déjeuner, on leur glissera un goûter dans leur cartable pour assurer la petite faim qui va les tenailler à la récré…

On va les bousculer pour qu'ils s'habillent, courir après la chaussette qui s'est fait la belle, la chaussure qui refuse d'être lacée. Puis viendra le moment tant attendu et redouté chaque année : La rentrée…

Cette année, ce sera mon plus jeune enfant qui rejoindra le premier son école, car en Belgique, la rentrée, c'est le 1er…

Je sais que tu seras de nouveau très entouré, que tu vas retrouver tes copains et tes copines…

J'ai en souvenir cette image de toi dansant à la fête de l'école, un vrai petit roi, tous ces progrès que tu fais c'est un pas vers l'avenir.

Là-bas, dans ton institut spécialisé, il y a une multitude d'activités et une merveilleuse équipe éducative très humaine et chaleureuse qui te tendra les bras pour t'accueillir et te faire découvrir de nouveaux mots, de nouveaux jeux d'apprentissage.

Mardi, c'est bientôt, c'est ta rentrée, notre rentrée à tous car cette fois, c'est toi qui donne le " go " du départ.
Voix du Nord du dimanche 30 août 2009
Vers vos fleurs



Un vieux conte hindou.
Texte cueilli par Michèle

En Inde, dans une région proche du Tibet, il était une fois un maître et son élève.

Quand le maître et l'élève eurent débattu des conditions pratiques d'usage, le maître commença son enseignement. Il dit à son élève :
  • Tu dois être fort. Va chercher qui tu es.
L'élève partit chercher la force et un an plus tard il revint voir son maître et lui dit :
  • Je suis fort.
Pour montrer sa force, il prit un roc qu'il aurait été incapable de déplacer une année auparavant, le leva au-dessus de sa tête et le fracassa en mille morceaux sur le sol.
  • Très bien, dit le maître, tu es fort. Maintenant, tu dois être intelligent, va chercher qui tu es.
L'élève partit chercher l'intelligence et trois ans plus tard, il revint voir son maître et lui dit :
  • Je suis intelligent. 
Le maître lui donna un texte très volumineux.
  • Tu viens m'en parler dans trois heures.
Ce temps écoulé, le maître et l'élève parlèrent de l'ouvrage, d'égal à égal, jusqu'au lever du jour. Le maître à ce moment-là dit :
  • 'l'u dois être sensible. Va chercher qui tu es...
L'élève partit et son absence dura dix ans.

A son retour, il montra au maître toute sa sensibilité.
  • Très bien dit le maître, tu es fort, intelligent, sensible, tu dois aussi être rigoureux....
L'élève lui coupa la parole et poursuivit:
  • Je suis qui je suis.

  • Je n'ai plus rien à t'apprendre, répondit le maître. Va, ton chemin est bien le tien.
Inspiré d'un vieux conte hindou
Vers vos fleurs



Aucun ennemi
Citation recueillie par José/Everest/4.92

On ne me connaît aucun ennemi
Mais tous mes amis
Me détestent cordialement !
Oscar Wilde
Vers vos fleurs



Le cancre
Texte cueilli par Michèle

Il dit non de la tête
Mais il dit oui avec le coeur.
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout,
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou-rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et, malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des traits de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.
Jacques Prévert
Vers vos fleurs



L'amitié
Texte cueilli par Michèle

L'amitié est une promesse
Qui est écrite nulle part
Mais scellée par nos coeurs.

C'est un serment qui se renouvelle
A chaque retrouvaille, à chaque sourire,
A chaque instant de joie,
A chaque pincement de coeur,
A chaque fois qu'il faut se séparer...

C'est une promesse de ne jamais oublier l'autre
Dans le bonheur ou l'adversité,
De toujours rester proches, malgré la distance ou le temps...

L'amitié, n'est-ce pas un sentiment que nous avons toujours partagé ?
Vers vos fleurs




L'amour
Citation recueillie par José/Everest/11.91

On gagne plus à avoir aimé
Qu'à avoir compris.
Jean Rostand
Vers vos fleurs



Saisir l'instant
Texte cueilli par Michèle


Ce qu'a dit le poète est toujours d'actualité :
"Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie".
Nous qui prenons de l'âge, en connaissons le prix,
Nous avons compris que rien n'est éternel !

Le temps nous est compté à chacun, à chacune.
Il nous faut préserver tout ce qui nous est cher.
Sourire avec humour au seuil de notre hiver,
Saisir à chaque instant la beauté opportune.

S'il est tant de chagrins, de maux, de tracas
Et tant d'espoirs déçus pour nous et pour autrui,
Il y a tant aussi de trésors enfouis
Qu'il nous faut découvrir à chacun de nos pas.

Fuyons tous les grincheux, les gens de peu de coeur !
Savoir s'émerveiller, c'est garder la jeunesse !
L'enthousiasme est une arme contre la vieillesse.
Fleurissons notre vie de milliers de bonheurs !

Au-dessus de la ville, dans notre ciel du Nord,
Les lourds nuages forment des toiles d'artistes
Somptueux chatoiement d'un décor futuriste
Et le soleil couchant revêt les briques d'or.

Nul besoin d'école, pas de limite d'âge
Pour se spécialiser dans l'art de découvrir
La beauté, la bonté et les simples plaisirs
Et d'ouvrir de nos coeurs la porte de la cage !
Vers vos fleurs



La vie, c'est aussi cela
Texte cueilli par Michèle

Le sourire d'un enfant
Un geste de pardon
Une marque d'attention
Une main tendue à l'étranger
Le regard qui tire de la solitude
Un signe tout simple au fil des jours
C'est tout cela la vie !

Un premier pas, une décision prise
Une action pour la justice
Une intervention courageuse
Un silence interrompu
C'est aussi cela, la vie !

Une lettre écrite
Une démarche entreprise
Une visite faite
Un coup de fil passé
Un coup de main donné
Ce sont là des gestes de vie !
Parce que gestes d'amour
Et gestes d'éternité.

Un devoir accompli
Un travail bien fini
La page bien remplie
Bonheur de vivre, joie d'aimer.
Se déranger, payer de sa personne;
Partager ce que l'on a,
Vivre simplement,
Faire la vérité,
Retrouver l'essentiel
C'est VIVRE, un point c'est tout.
Vers vos fleurs



Une grande modestie
Citation cueillie par Daniel/Everest/5.92

Les gens trop modestes ont généralement de bonnes raisons de l'être !
Vers vos fleurs



Le monde n'est pas rempli d'étrangers.
Texte cueilli par Michèle et recueilli au restaurant La Source à Lille

Je sais que le monde n'est pas rempli d'étrangers.
Il est plein de personnes
Qui attendent qu'on s'adresse à elles.
Beth Day
Vers vos fleurs
Vers votre florilège
Textes et citations de 11 à 20
Vos enfants ne sont pas vos enfants
Je vous souhaite...
L'apprentissage
Le jour se lève et les ombres s'enfuient.
Qu'est-c' qu'on attend pour être heureux
Contempler le ciel
Sans un mot, sans un geste.
Les liens d'amitié
Combattre le blues
Les restos du coeur
Vers les dix prochaines fleurs -2-
Vers les dix fleurs précédentes



Vos enfants ne sont pas vos enfants
Texte cueilli par Michèle

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit : " Parlez-nous des enfants. "

Et il dit : " Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et, bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas

Vous pouvez leur donner votre amour
Mais non point vos pensées, car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais non point leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain,
Que vous ne pouvez pas visiter, pas même dans vos rêves.

Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous pouvez être des arcs par qui vos enfants,
Comme des flèches vivantes sont projetés.

L'archer voit le but sur le chemin de l'infini,
Et il vous tend Sa puissance pour que ses flèches puissent voler vite et loin.

Que votre tension par la main de l'archer soit pour la joie :
Car de même qu'il aime la flèche qui vole,
Il aime l'arc qui est stable. "
Le Prophète de Khalil Gibran
Vers vos fleurs



Je vous souhaite...
Texte cueilli par Michèle

Je vous souhaite
Des rêves à n'en plus finir
Et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns...
Je vous souhaite d'aimer
Ce qu'il faut aimer,
Et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je vous souhaite des passions,
Je vous souhaite des silences...
Je vous souhaite surtout...
D'être vous !
Jacques Brel
Vers vos fleurs



L'apprentissage
Citation cueillie par José/Everest/2.92

Un homme normal apprend de ses erreurs.
Un homme intelligent apprend des erreurs des autres
Et un idiot, pas même des siennes.
Confucius
Vers vos fleurs



Le jour se lève et les ombres s'enfuient.
Texte cueilli par Michèle.

Il n'y a rien de ce que je pourrais vous offrir que vous ne possédiez déjà, mais il y a beaucoup de choses que je ne puis vous donner et que vous pouvez prendre.
Le ciel ne peut descendre jusqu'à nous, à moins que notre cœur n'y trouve aujourd'hui même son repos.

Prenez le ciel !

Il n'existe pas de paix dans l'avenir qui ne soit cachée dans ce court moment présent.

Prenez donc la paix !

L'obscurité du monde n'est qu'une ombre. Derrière elle, et cependant à notre portée, se trouve la joie.
Il y a dans cette obscurité une splendeur et une gloire ineffable si seulement nous pouvions les voir.
Et, pour voir, vous n'avez qu'à regarder.

La vie est une généreuse donatrice, mais nous jugeons ses dons d'après leur apparence extérieure, nous les rejetons, nous les trouvons ou laids, ou pesants, ou durs.
Enlevez cette enveloppe et vous trouverez en-dessous d'elle une vivante splendeur d'amour.
Accueillez-la, saisissez-la, et vous toucherez la main de l'ange qui vous l'apporte.

Dans chaque chose que nous appelons une épreuve, un chagrin ou un devoir, se trouve, croyez-moi la main de l'ange. Ainsi que la merveille d'une présence généreuse.
De même pour nos joies, ne vous en contentez pas en tant que joies. Elles cachent aussi des dons plus divins.

La vie est tellement remplie de sens et de valeurs, tellement pleine de beauté en-dessous de son enveloppe, que vous vous apercevrez que la terre ne fait que recouvrir votre ciel.

Courage donc pour le réclamer. C'est tout. Mais vous avez du courage et vous savez que nous sommes ensemble des pèlerins qui, à travers des pays inconnus, se dirigent vers leur patrie.

Ainsi, en ce jour, je vous salue, non pas comme le monde envoie ses salutations, mais avec la prière que pour vous et à jamais, le jour se lève et les ombres s'enfuient.
Fra Angélico  1513
Vers vos fleurs



Qu'est-c' qu'on attend pour être heureux ?
Texte cueilli par Michèle

Qu'est-c' qu'on attend pour être heureux ?
Qu'est-c' qu'on attend pour fair' la fête ?
Y a des violettes
Tant qu'on en veut
Y a des raisins, des roug's, des blancs, des bleus,
Les papillons s'en vont par deux
Et le mill'-pattes met ses chaussettes,
Les alouettes
S'font des aveux,
Qu'est-c' qu'on attend
Qu'est-c' qu'on attend
Qu'est-c' qu'on attend pour être heureux ?
Quand le bonheur passe près de vous,
Il faut savoir en profiter
Quand pour soi, on a tous les atouts,
On n'a pas le droit d'hésiter
Cueillons tout's les roses du chemin,
Pourquoi tout remettr'à demain
Qu'est-c' qu'on attend pour être heureux ?
Qu'est-c' qu'on attend pour être heureux ?
Qu'est-c' qu'on attend pour fair' la fête ?
Les maisonnettes
Ouvrent les yeux,
Et la radio chant' un p'tit air radieux,
Le ciel a mis son complet bleu
Et le rosier met sa rosette
C'est notre fête
Puisqu'on est deux.
Qu'est-c' qu'on attend ?
Oh dis !
Qu'est-c' qu'on attend ?
Oh voui !
Qu'est-c' qu'on attend pour être heureux ?
Qu'est-c' qu'on attend pour être heureux ?
Qu'est-c' qu'on attend pour perdr' la tête ?
La route est prête
Le ciel est bleu
Y a des chansons dans le piano à queue...
Il y a d'l'espoir dans tous les yeux
Y a des sourir's dans chaqu' fossette
L'amour nous guette
C'est merveilleux
Qu'est-c' qu'on attend
Qu'est-c' qu'on attend
Qu'est-c' qu'on attend pour être heureux ?
Paroles de André Hornez, musique de Paul Mizraki, interprété par Ray Ventura.
Vers vos fleurs



Contempler le ciel
Citation cueillie par Alain L'H/Everest/1.92

Celui qui contemple le ciel
Le cul assis au fond d'un puits
Le trouve très étroit.
Contempler le ciel



Sans un mot, sans un geste
Texte cueilli par Michèle et recueilli auprès du restaurant La Source à Lille

Je t'aime non seulement pour ce que tu es,
Mais aussi pour ce que je suis quand je suis avec toi.

Je t'aime non seulement pour ce que tu es devenu,
Mais pour ce que tu m'as fait devenir.

Je t'aime car tu as fait plus qu'une croyance aurait pu faire pour me rendre bon, et plus que n'importe quel destin aurait pu me donner pour me rendre heureux.

Tu as réussi sans me toucher,
Sans un mot, sans un geste.

Tu l'as réussi en étant toi-même.
C'est peut-être, après tout, ce que devenir ami signifie.
Poète anonyme
Vers vos fleurs



Les liens d'amitié.
Texte cueilli par Michèle et recueilli auprès du restaurant La Source à Lille

Des liens d'amitié peuvent se nouer en dix minutes… même si vous ne vous revoyez jamais, vous faites désormais partie de la vie de l'autre pour toujours.
Pat Brown
Vers vos fleurs




Combattre le blues
Citation cueillie par Alain L'H/Everest/3.92

Et même si, parfois,
Je me laisse surprendre par le blues
Je m'en suis fait un ennemi
Que je combats avec vigueur.
Lettre d'Elsa
Combattre le blues



Les restos du coeur.
Texte cueilli par Michèle

Moi je file un rencart à ceux qui n'ont plus rien
Sans idéologie, discours ou baratin
On vous promettra pas les toujours du grand soir
Mais juste pour l'hiver à manger et à boire.
À tous les recalés de l'âge et du chômage
Les privés du gâteau, les exclus du partage
Si nous pensons à vous, c'est en fait égoïste
Demain nos noms peut-être grossiront la liste.
La La La La...

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi.
Je ne te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les Restos du Coeur

Aujourd'hui, on n'a plus le droit ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Autrefois, l'on gardait toujours une place à table
Une chaise, une soupe, un coin dans l'étable.
Aujourd'hui, nos paupières et nos portes sont closes
Les autres sont toujours, toujours en overdose.
J'ai pas mauvaise conscience, ça m'empêche pas de dormir
Mais pour tout dire ça gâche un peu le goût de nos plaisirs.
C'est pas vraiment ma faute si y'en a qui ont faim
Mais ça le deviendrait si on n'y change rien.

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi.
Je ne te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les Restos du Coeur

Aujourd'hui, on n'a plus le droit ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
J'ai pas de solution pour te changer la vie
Mais si je peux t'aider quelques heures, allons-y
Y'a bien d'autres misères, trop pour un inventaire
Mais ça se passe ici, ici et aujourd'hui.

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi.
Je ne te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les Restos du Coeur

Aujourd'hui, on n'a plus le droit ni d'avoir faim
Ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi.
Je ne te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les Restos du Coeur

Aujourd'hui, on n'a plus le droit ni d'avoir faim
Ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi.
Je ne te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les Restos du Coeur

Aujourd'hui, on n'a plus le droit ni d'avoir faim
Ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi.
Je ne te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les Restos du Coeur

Aujourd'hui, on n'a plus le droit ni d'avoir faim
Ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi.
Je ne te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les Restos du Coeur

Aujourd'hui, on n'a plus le droit ni d'avoir faim
Ni d'avoir froid
Vers vos fleurs
Vers votre florilège
Textes et citations de 21 à 30
24 idées à retenir... et une à ne jamais oublier
Bonne année 1988
Les circonstances de la vie
Créer des liens.
Des fantômes à éviter
Avancer dans la vie
Donner pour donner
Un spectacle inouï
Les vents favorables
Il meurt lentement
Vers les dix prochaines fleurs -3-
Vers vos dix précédentes fleurs



24 idées à retenir… et une à ne jamais oublier.
Texte cueilli par Michèle

~ Ta simple présence apporte une richesse au monde.

~ Tu es unique et sans pareil.

~ Ta vie sera celle que tu te crées.

~ A chaque jour suffit sa peine.

~ Sache apprécier ce que tu as et ignorer les difficultés.

~ Tu viendras toujours à bout des problèmes.

~ Tant de solutions sont entre tes mains.

~ Fais preuve de compréhension, de courage et de force.

~ Ne te limite pas.

~ Bien des rêves restent encore à réaliser.

~ Les décisions sont trop importantes pour les abandonner au hasard.

~ Vise haut quand tu détermines ton objectif d'avenir.

~ Rien ne gaspille d'avantage d'énergie que de se tourmenter.

~ Plus on s'appesantit sur un problème, plus il semble lourd.

~ Ne prends pas les choses trop sérieusement.

~ Vis avec sérénité, non avec des regrets.

~ Souviens-toi qu'un peu d'amour mène loin mais qu'avec beaucoup d'amour... il n'y a pas de limite.

~ Souviens-toi que l'amitié est un sage placement.

~ La convivialité constitue la richesse de la vie.

~ N'oublie pas qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire.

~ Transforme le banal en extraordinaire.

~ Cultive santé, espoir et bonheur.

~ Prends le temps de rêver aux étoiles.

~ Et n'oublie jamais...même l'espace d'un jour...que tu es unique.
Colin McCarty.
Vers vos fleurs



Bonne année 1988
Texte cueilli par Michèle

Considérez la tasse de café de ce premier matin de 1988. Ne la buvez pas machinalement. Mais appréciez-la comme une chance, un bonheur, un privilège de l'avoir ce matin devant vous.
Rappelez-vous toute la chaîne d'efforts, d'attentions, de mises au point, de savoir-faire qu'il a fallu -dans le temps et dans l'espace- pour que, montant de la tasse blanche, son arôme vous prépare à cet instant délicieux.
D'un geste banal faire une intensité. D'un plaisir personnel une façon de communiquer avec le monde.
Le miracle quotidien de l'électricité qui jaillit si l'on appuie sur l'interrupteur, d'une variété insolente d'aliments et de marchandises sur les linéaires des supermarchés, des avions et images de télévision qui sillonnent le ciel, et aussi la profusion de beauté, de sensibilité et d'apaisement de la musique, de la peinture, du bel ouvrage générateur d'harmonie entre le cœur et l'esprit.
Cela représente un acquis, des atouts, un tremplin, déjà assez considérables au seuil d'une nouvelle année de nouveaux défis, de nouvelles aventures.
Hommage à tous ceux qui ont contribué à ce qu'il en soit ainsi.
Pour qui la vie est un don que l'on se doit de ne pas vilipender, ni gaspiller, mais d'honorer en lui consacrant le meilleur de soi, en s'y engageant de la manière la plus sportive comme dans la plus signifiante compétition.
Hommage à ceux qui sont bien dans leur peau, qui se portent bien, qui s'assument, savent résoudre leurs problèmes, se prennent en charge, ne font jamais parler d'eux, considèrent comme à moitié pleine la bouteille qui paraît à moitié vide, l'obstacle et l'adversité comme une occasion de franchir une nouvelle étape et de se surpasser, le risque comme une chance, le droit comme une contrepartie du devoir, l'homme comme la finalité de tout ce qu'ils entreprennent.
L'optimisme est d'effort, l'un se nourrissant de l'autre, tous deux nous ayant conduits jusqu'ici.
Sur la route encore longue, pleine de promesses, qu'il nous reste à parcourir ensemble, faisons en sorte que la pierre que nous poserons ensemble en 1988 soit digne de l'édifice que nous ont légué les optimistes et les courageux qui nous ont précédés.
Bonne année !
Favilla
Vers vos fleurs



Les circonstances de la vie
Citation cueillie par Béa/Charlemagne/3.92

Nous ne pouvons ajuster à notre goût
Les circonstances de la vie
Mais nous pouvons ajuster notre attitude
Pour les affronter
Avant qu'elles ne se produisent.
Rendez-vous au sommet de Zig Ziglar
Vers vos fleurs



Créer des liens...
Texte cueilli par Michèle

  • Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ? dit le petit prince.
  • Tu cherches des poules ? dit le renard.
  • Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
  • C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "Créer des liens..."
  • Créer des liens ?
  • Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
Antoine de Saint Exupéry, Le petit prince (Extrait)
Vers vos fleurs



Des fantômes à éviter...
Texte cueilli par Marc sur le net

Ce ne sont pas les choses que l'on fait, mon cher,
Mais justement les choses que l'on ne fait pas
Qui nous laissent au coeur un petit goût amer
Quand le soleil dans le ciel redescend, là-bas.

Le geste de tendresse oublié,
La lettre ou le petit mot qu'on n'a pas écrit
Et les fleurs qu'on aurait si bien pu envoyer,
Sont les fantômes qui viennent hanter nos nuits.
Anonyme
Vers vos fleurs



Avancer dans la vie
Citation cueillie par José/Everest/12.92

Ne cherchez pas la faute
Cherchez le remède.
Henri Ford
Vers vos fleurs



Donner pour donner
Texte cueilli par Marc sur le net

Je te donne mes espoirs cachés
Je te donne mes incertitudes
Je te donne mes plus grands secrets
La vie c'est déjà si compliqué
Donner pour donner
Tout donner
C'est la seule façon d'aimer
Donner pour donner
C'est la seule façon de vivre
C'est la seule façon d'aimer
Pas la peine de vivre enfermé
(C'est pas la peine)
Pas la peine de rester couché
(Non, c'est pas la peine)
Je te donne sans rien demander
La vie c'est déjà si compliqué
Je te donne mes sourires moqueurs
Je te donne ma force, ma douceur
Je te donne mes secrets fragiles
La vie c'est déjà si difficile
Donner pour donner
Tout donner
C'est la seule façon d'aimer
Donner pour donner
C'est la seule façon de vivre
C'est la seule façon d'aimer
C'est la seule façon d'aimer...
Michel Berger
Vers vos fleurs



Un spectacle inouï
Texte cueilli par Michèle
               
Combien réalisent chaque matin le privilège de se réveiller et de voir, de sentir, de toucher, d'entendre, de ressentir ?
Combien d'entre nous sont-ils capables d'oublier un instant leurs tracas pour s'émerveiller de ce spectacle inouï ?
Il faut croire que la plus grande inconscience de l'homme, c'est celle de sa propre vie... 
Marc Lévy, Et si c'était vrai...
Vers vos fleurs



Les vents favorables
Citation cueillie par Roger/Everest/12.92

Il n'y a pas de vent favorable
Pour celui qui ne sait où il va.
Sénèque
Les vents favorables



Il meurt lentement...
Texte cueilli par Michèle

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans ses yeux
et réparent les coeurs blessés.

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque toi aujourd'hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux.
Pablo Neruda
Vers vos fleurs
Vers votre florilège
Textes et citations de 31 à 40
Je n'ai rien dit
Vous en avez pas marre de faire semblant ?
Les plus habiles
La chanson des vieux amants
La jeunesse
Le florilège
La nuit n'est jamais complète
L'envie
Servis par le hasard
Les gros cailloux
Vers les dix prochaines fleurs-4-
Vers vos dix précédentes fleurs



Je n'ai rien dit
Texte cueilli par Marc

Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n'ai rien dit, je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n'ai rien dit, je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait personne pour dire quelque chose…
Pasteur Martin Niemoller
Dachau, 1942
Vers vos fleurs



Vous en avez pas marre de faire semblant ?
Texte cueilli par Marc sur le net

J'veux plus vivre comme ça... j'veux plus vivre comme ça ! J'veux plus vivre en faisant semblant... J'veux pas vivre comme cette femme que je connais qui fait croire depuis des années à son mari qu'il la rend heureuse alors que c'est pas vrai, c'est pas vrai !
J'veux pas vivre comme ma voisine de palier qui dit à tout le monde que la solitude c'est beau, alors que tous les soirs elle boit, et elle pleure dans sa salle de bains - moi j'l'entends !
... J'veux pas vivre comme cet homme qui pense que dire je t'aime à son fils c'est une preuve de faiblesse ; et son fils il attend qu'une seule chose depuis des années, c'est que son père lui dise tout simplement : "Mon fils... je t'aime"...
J'sais pas, vous en avez pas marre vous des fois ? Vous en avez pas marre de faire semblant ? Y'a pas des gens que vous croisez depuis des années, tous les matins le type il te fait "bonjour comment ça va", et toi tu réponds "ça va", alors que lui il s'en fout, toi tu t'en fous et tout le monde s'en fout ! C'est à dire si demain tu crèves le type il passe devant toi il va dire "Qui c'était ? je connais pas !"
T'as pas envie de dire une fois la vérité ? Une seule fois de dire la vérité ! Le type il arrive le matin, il te dit "bonjour comment ça va ", t'y arraches ton masque et tu lui fais :
  •   "J'T'EMMERDE !... Je t'emmmmmerde !"...
Michel Boujenah, L'ange gardien
Vers vos fleurs



Les plus habiles.
Citation cueillie par Corinne/Everest/4.92

Ne soyons pas si difficiles
Les plus accommodants
Ce sont les plus habiles.
On hasarde de perdre
En voulant tout gagner.
Gardez-vous de ne rien dédaigner
Surtout quand vous avez à peu près
Votre compte.
La fable du Héron de Jean de la Fontaine
Vers vos fleurs



La chanson des vieux amants
Texte cueilli par Marc

Bien sûr nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête

Mais mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleur amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je l'aime...

Moi je sais tous les sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de piège en piège
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Mais finalement finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes

Ô mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleur amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime...

Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre

Ô mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais,
je t'aime...
Jacques Brel
Vers vos fleurs


La jeunesse
Texte cueilli par Michèle

La jeunesse n'est pas seulement une période de la vie ;
elle est un état d'esprit,
un effet de la volonté,
une qualité de l'imagination,
une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années :
on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l'âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs
sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre
et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille.
Il demande, comme l'enfant insatiable : et après ?
Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.

Si, un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme
et rongé par le cynisme,
puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
La jeunesse Samuel Ullmann
Vers vos fleurs



Si tu veux comprendre
Citation cueillie par Colette D./Everest/11.91

Si tu veux comprendre le mot bonheur
Il faut l'entendre comme récompense
Et non comme un but.
Saint-Exupéry
Si tu veux comprendre



La nuit n'est jamais complète.
Texte cueilli par Michèle.
                 
                                                   
La nuit n'est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l'affirme,
Au bout du chagrin,
une fenêtre ouverte,
une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille,
désir à combler,
faim à satisfaire,
un cœur généreux,
une main tendue,
une main ouverte,
des yeux attentifs,
une vie : la vie à se partager.
Paul Éluard.
Vers vos fleurs



L'envie
Texte cueilli par Marc

Tous les gens au moins à un moment de leur vie ont envie de faire quelque chose, des choses comme ça… et je crois que malheureusement les gens laissent trop souvent… trop souvent passer l'envie.
Je crois que c'est quand on a envie qu'il faut les faire… parce que peut-être que dans un an ou dans deux ans j'aurais plus envie pour diverses raisons je sais pas, devant l'impuissance, parce que c'est une goutte d'eau dans le désert…
Alors je sais qu'en ce moment j'ai envie de le faire, et tant que cette envie me soutiendra, et bien je continuerai… C'est banal, c'est très banal...
Extrait d'une interview de Daniel Balavoine
Vers vos fleurs



Servis par le hasard
Citation cueillie par Daniel/Everest/10.91

Les gens qui veulent
Fortement
Une chose
Sont
Presque toujours
Servis par le hasard..
Honoré de Balzac
Servis par le hasard



Les gros cailloux
Texte cueilli par Michèle

Un jour, un vieux professeur de l'École nationale d'administration publique fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines.
Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour "passer sa matière ". Debout, devant ce groupe d'élite, qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner, le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot de verre de plus de 4 litres qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
"Est-ce que ce pot est plein ?"
Tous répondirent : "Oui".
Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?".
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot.
Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : "Est-ce que ce pot est plein ?". Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L'un d'eux répondit : "Probablement pas !". " Bien !" dit le vieux prof. Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Encore une fois, il demanda : "Est-ce que ce pot est plein ? ". Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent "Non !". "Bien !" dit le vieux prof. Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :
"Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?"

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :
"Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire".
"Non, dit le vieux prof, ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : " Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Relaxer ? Prendre le temps...? Ou... toute autre chose ? Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir... sa vie.
Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ? Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie). "

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.
Vers vos fleurs
Vers votre florilège
Textes et citations de 41 à 50
Le coucher du soleil
Messages bons pour l'âme
Inventorier ses joies
Oser
Quand on n'a que l'amour
Construire des ponts
Apprivoise ta pensée
Tu t'arc-boutes
Le plus étrange des secrets
Si on pouvait réduire
Vers les dix prochaines fleurs -5-
Vers vos dix précédentes fleurs



Le coucher du soleil
Texte cueilli par Marc

Quand le soleil du soir s'abîme dans la mer,
Un jour de ta vie s'en va.
C'est le moment de s'exercer à la sérénité ;
De réfléchir à ce qui est important et à ce qui est secondaire ;
De ne pas s'accrocher à ce qui ne peut être changé ;
D'affermir ce que tu peux transformer.
Dès demain, le soleil levant te montrera un autre jour.
Helge Adolphsen
Vers vos fleurs



Messages bons pour l'âme
Texte cueilli par Michèle

Donne aux gens plus de ce qu'ils attendent et fais-le avec goût.
Lorsque tu dis "je t'aime", dis-le sérieusement...
Lorsque tu dis "je suis désolé", regarde la personne dans les yeux.
Ne te moque pas des rêves des autres.
Ne juge pas les autres à travers leurs proches.
Parle lentement, mais réfléchis rapidement.
Si quelqu'un te pose une question a laquelle tu ne souhaites pas répondre, souris et demande-lui : "Pourquoi souhaites-tu savoir ?"
Rappelle-toi que le plus grand amour et les plus grands succès comportent des risques majeurs.
Quand tu perds, ne perds pas la leçon.
Rappelle-toi les 3 "r" : respect envers toi-même, respect des autres, responsabilité de tes actions.
Ne permets pas qu'un petit différend abîme une grande amitié.
Souris lorsque tu réponds au téléphone, celui qui t'appelle le sentira au son de ta voix.
Lis entre les lignes.
Rappelle-toi que ne pas obtenir ce que tu veux, quand tu veux est, parfois, un coup de chance.
Tantra d'origine hindouiste
Vers vos fleurs



Inventorier ses joies
Citation cueillie par Colette G./Everest/12.91

Ne pas comptabiliser ses peines
Mais plutôt inventorier ses joies,
Ses plaisirs, ses élans.
Les laisser couler, s'inventer,
Exploser.
"Parle-moi, j'ai des choses à te dire" de Jacques Salomé
Vers vos fleurs



Oser.
Texte cueilli par Michèle

Traîner un nez rouge dans sa poche. Ne pas avoir honte de pleurer. Ne pas avoir honte de rire ou de chanter trop fort. Glisser des mots d'amour dans une boîte à gâteaux. Lire des petits mots d'amour glissés dans notre boîte à gâteaux. Féliciter un employé devant son patron. Être cet employé. Apprendre à fabriquer ses propres petits chocolats. Y goûter. En donner. Adopter un animal. Acheter un chien au petit voisin qui vient de perdre le sien. Retourner à son ancienne école.

Oser.

Décider d'envoyer plus de vœux et moins de cadeaux à Noël. Trouver la bonne personne. Être la bonne personne. Regarder la lune et les étoiles au télescope. S'offrir un bon livre. S'offrir du temps pour lire. Savourer la première neige. Écouter de la musique. Chanter. Devenir le héros de quelqu'un. Garnir ses gaufres de sirop d'érable. Les partager. Acheter des pansements à l'effigie de Mickey ou de Bugs Bunny. Donner sa démission si le bonheur ne fait plus partie de la définition de tâches. Rêver. Prendre le temps de rêver. Ajouter des guimauves à son chocolat chaud. S'offrir un massage. S'offrir et suivre un cours passionnant. Nourrir un chevreuil. À son milieu de travail, décréter le mardi comme étant "la journée nationale du plat de bonbons". Réparer une amitié brisée. Comprendre que les enfants ont plus besoin d'étreintes que d'étrennes. Savourer d'abord le blanc d'un boudoir.

Oser.

Oser être soi-même. Donner la priorité à vivre sa vie et non gagner sa vie. Flâner dans une librairie. Envoyer une carte de Bonne Année à un inconnu. Recevoir une carte de Bonne Année d'un inconnu. Boire du lait à même le carton. Lire Harry Potter. Faire un ange dans la neige. Prendre des risques. Entrer dans la peau d'une mascotte. Faire du parapente ou du parachute une fois dans sa vie. Planifier une soirée jeux de société. Prendre de grandes respirations chez Fruits et Passion. Cuisiner en couple une recette de sauce à spaghetti. Profiter des postes d'écoute chez le disquaire. Vivre sa sexualité. Enregistrer un message d'accueil coloré sur sa boîte vocale. Changer ce message à toutes les semaines. Le 1er avril, faire marcher quelqu'un.

Parsemer sa vie de points d'exclamation....et non de suspension !

S'amuser comme un enfant. Se souvenir qu'on a été enfant. Reconnaître qu'il serait bon de le redevenir. Oser en être un...
Vers vos fleurs


Quand on n'a que l'amour
Texte cueilli par Marc

Quand on n'a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour

Quand on n'a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour

Quand on n'a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours

Quand on n'a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on n'a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours

Quand on n'a que l'amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours

Quand on n'a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour

Quand on n'a que l'amour
A offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour

Quand on n'a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour

Quand on n'a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour

Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis...
Le monde entier
Jacques Brel
Vers vos fleurs



Construire des ponts
Citation cueillie par Daniel/Everest/1.92

Il y a plus d'hommes qui bâtissent des murs
Que d'hommes qui bâtissent des ponts.
Vers vos fleurs



Apprivoise ta pensée
Texte cueilli par Marc

Ryoto jeune moine, se plaint de ne pouvoir tenir sa pensée en repos. Elle saute sans cesse, comme un cabri ! "ou comme un éléphant sauvage" dit le vieux maître zen.

Ryoto, voyant pétiller l'œil de son maître, devine qu'il va lui conter une histoire, et il s'assied à ses pieds.

Renki était un éléphant sauvage, que l'on captura à l'âge de trois ans. Une robe gris clair sans défaut, les défenses longues, minces et pointues, des oreilles en forme triangulaire parfaite, un beau mâle que son maître, un marchand d'éléphants dressés, espérait vendre un bon prix au seigneur du royaume. On attacha Renki à un piquet, au bout d'une corde très solide.

Le jeune éléphant se mit à se débattre avec énergie, avec furie, il ruait, piétinait sauvagement la terre sous ses lourdes pattes, barrissait à fendre l'âme. Mais le piquet était bien enfoncé, et la corde épaisse. Renki ne pouvait se débarrasser ni de l'un ni de l'autre. Alors il entra en rage désespérée, mordant l'air, levant la trompe, barrissant lamentablement vers le ciel.

Quand brusquement, un matin, Renki se calma, il ne tira plus sur la corde, ne maltraita plus le sol, ne fit plus trembler le voisinage de ses barrissements. Alors le maître le détacha ; il put aller d'un endroit à l'autre, portant un baril d'eau, saluant chacun, rendant service à la communauté. Il fut heureux et libre !

Ta pensée est comme un éléphant sauvage, dit le vieux maître à son disciple. Elle prend peur, saute en tous sens, et barrit aux quatre vents. Ton "attention" est la corde, et "l'objet de ta méditation", le piquet enfoncé dans le sol.

Calme ta pensée, apprivoise-la, et tu connaîtras le secret de la vraie liberté.
Conte d'origine indienne sur la pensée et la liberté.
Vers vos fleurs



Tu t'arc-boutes
Texte cueilli par Marc

Jamais nous n'avions lancé le bateau à ces vitesses-là. Surtout sur une mer pareille et avec autant de vent. Par moments, je me dis : " Olivier, au prochain choc tout se désagrège, on se retrouve à la flotte et tout est fini " Chacun sait pertinemment que, dans ces latitudes, personne ne viendra nous repêcher.
Cette griserie, cette démence, je les avais déjà ressenties lors de mon premier tour du monde en solitaire. Je me disais : " Tu t'arc-boutes, tu fermes ta gueule, tu fonces dedans. " J'étais seul, et seule ma peau était en danger. En équipage, je n'avais jamais pris autant de risques.
Le rôle d'un capitaine est de ramener sa petite troupe à la maison.
Mais là, je me retrouve avec quatre mecs déchaînés comme moi, qu'il me faut même calmer. Je ne sais plus le nombre de fois où on a enfourné : cinq ou six fois peut-être. Avant le fracas du choc, le bateau a plongé contre un avion de chasse en piqué. A l'intérieur, tout a valdingué. On a retrouvé des boîtes de rillettes dans les bottes.
On s'est cramponné. On a attendu, les yeux tournés vers le haut, ne sachant pas si le plongeon serait définitif ou si on se redresserait.
Chaque fois, le trimaran, en vibrant, en craquant, en se rebiffant, a refusé de couler et a repris sa chevauchée. Fantastique. Chaque fois, j'ai remercié les architectes de m'avoir donné un bateau si généreux et si courageux.
L'homme est souvent décevant, mais parfois époustouflant. Nous sommes tous épuisés. Parce que les manoeuvres, la tension nerveuse, le froid polaire, sapent les énergies.
Mais on retrouve toujours de l'allant. Ca ne se cache pas dans les muscles, mais dans la tête : c'est le refus de céder.
Rien n'est plus abominable que de renoncer.
HOMME LIBRE Olivier de Kersauson
Vers vos fleurs



Le plus étrange des secrets
Citation cueillie par Alain G./Everest/1.92

Le plus étrange des secrets est
Que nous devenons
Ce à quoi nous pensons
La plupart du temps.
Earl Nightingale
Vers vos fleurs



Si on pouvait réduire...
Texte cueilli par Michèle

Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce village serait ainsi composé :
  • 57 asiatiques;
  • 21 européens;
  • 14 américains (Nord, Centre et Sud);
  • 8 africains.

Il y aurait :
  • 52 femmes et 48 hommes;
  • 30 blancs et 70 non blancs;
  • 30 chrétiens et 70 non chrétiens;
  • 89 hétérosexuels et 11 homosexuels;
  • 6 personnes posséderaient 59% de la richesse totale... et tous les 6 seraient originaires des USA;
  • 80 vivraient dans des mauvaises maisons;
  • 70 seraient analphabètes;
  • 50 souffriraient de malnutrition;
  • 1 serait en train de mourir;
  • 1 serait en train de naître;
  • 1 posséderait un ordinateur;
  • 1 (oui, un seulement) aurait un diplôme universitaire.

Si on considère le monde de cette manière, le besoin d'accepter et de comprendre devient évident.

Prenez en considération aussi ceci :

* si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine;

* si vous n'avez jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions de personnes;

* si vous pouvez aller à l'église sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes;

* si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la terre;

* si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde;

* si vos parents sont encore vivants et toujours mariés, vous êtes des personnes réellement rares;

* si vous lisez ce message, vous ne faites pas partie des deux milliards de personnes qui ne savent pas lire.
Et la conclusion, logique, péremptoire :
Travaille comme si tu n'avais pas besoin d'argent.
Aime comme si personne ne t'avait jamais fait souffrir.
Danse comme si personne ne te regardait.
Chante comme si personne ne t'écoutait.
Vis comme si le paradis était sur terre.
Vesr vos fleurs
Vers votre florilège
Textes et citations de 51 à 60
Le bonheur et le malheur
La petite souris et léléphant
Tu n'es pas le déversoir
Si la note disait
Mon cedre du Liban
L'espoir
Ce qui compte
Le florilège
Si tu veux...
Tu es le plus joli
Vers les dix prochaines fleurs -6-
Vers vos dix précédentes fleurs



Le bonheur et le malheur
Texte cueilli par Marc

Le bonheur et le malheur vont et viennent à leur guise,
Nous n'avons pas de prise sur eux.
Mais chacun peut toujours essayer
D'inventer son propre bonheur.
Aussi, fais en sorte
Que tout te serve au mieux.
Du malheur peut sortir un bien.
Helge Adolphsen
Vers vos fleurs



La petite souris et l'éléphant.
Texte cueilli par Michèle

Il était une fois une petite souris si timide qu'elle s'imaginait que si elle sortait de son trou, si elle allait en promenade, elle risquait de déranger tout le monde et en particulier de faire du mal aux éléphants en marchant sur leurs pieds.
Quand elle sortait de chez elle, elle marchait avec beaucoup de précautions, avançait avec hésitation, regardait soigneusement autour d'elle afin de ne déranger personne. Elle craignait tellement de déranger qu'elle aurait voulu être invisible.
Lorsque je vous ai dit que cette petite souris était timide, j'aurais dû vous préciser qu'elle était surtout égocentrique. Égocentrique est un mot du langage des souris qui veut dire: centré sur soi, préoccupée d'elle-même.
Au pays des souris, c'est un fait connu, tous les timides sont souvent des individus qui ont une perception d'eux-mêmes tellement forte qu'ils ramènent tout à eux. Ils imaginent que dès qu'ils sortent de leur trou, dès qu'ils sont en public, tous les autres voient aussitôt qu'ils sont là. C'est un paradoxe, les souris timides pensent que chacun cessant son activité, déviant le cours des ses pensées, se met aussitôt à avoir une opinion, un point de vue, un commentaire sur elles.
Alors ces petites souris soi-disant timides se mettent à vivre, à se comporter à partir de tout un imaginaire, à partir duquel, hélas, elles construisent et organisent la plupart de leur comportement.
" Si je fais ceci, je risque de faire de la peine. Si je dis cela, je risque de provoquer la colère. Si je ne dis pas, ils vont penser que, si je ne fais pas, ils vont imaginer que... "
Elles passent ainsi à côté de leur existence, sans pouvoir se réaliser et aller vers le meilleur d'elles-mêmes, tellement elles s'enferment dans ce qu'elles ont imaginé de l'imaginaire de l'autre. Les petites souris timides se donnent ainsi à l'intérieur d'elles-mêmes une importance très grande, si grande qu'elle envahit tout l'espace autour d'elles...                                                                 
Jacques Salomé 
Vers vos fleurs



Tu n'es pas le déversoir.
Citation cueillie par Alain L'H./Everest/10.91

Tu n'es pas
Le déversoir où vient se jeter
Tout ce qui t'entoure.
Choisis
Ou ferme toi,
Ou invente ce que tu veux en toi.
E. Guillevic
Vers vos fleurs



Si la note disait
Texte cueilli par Michèle

Si la note disait :               
" Ce n'est pas une note qui fait une musique "...
il n'y aurait pas de symphonie !

Si le mot disait :
" Ce n'est pas un mot qui peut faire une page "...
il n'y aurait pas de livre !

Si la pierre disait :
" Ce n'est pas une pierre qui peut monter un mur "...
il n'y aurait pas de maison !

Si la goutte d'eau disait :
" Ce n'est pas une goutte d'eau qui peut faire une rivière "...
il n'y aurait pas d'océan !

Si le grain de blé disait :
" Ce n'est pas un grain de blé qui peut ensemencer un champ "...
il n'y aurait pas de moisson !

Si l'homme disait :
" Ce n'est pas un seul geste d'amour qui peut sauver l'humanité "...
il n'y aurait jamais de justice et de paix, de dignité et de bonheur sur la terre des hommes !

Bonne année 2002.
Vers vos fleurs



Mon cèdre du Liban
Texte cueilli par Isabelle

Toi le plus grand du jardin, le plus majestueux, je t'ai vu grandir et chaque mètre mesurait le temps. Tu as résisté aux tempêtes de l'hiver là où les sapins ont cédé.
Tu es aussi ma jeunesse étudiante quand je skiais l'hiver dans l'Atlas dans l'odeur de ton bois fumant à travers les cheminées. Je t'imagine au Liban sur les montagnes, havre de paix loin de la guerre, contemplant la vallée de la Beqaa et ses vignobles aux vins généreux.
Selon les Ecritures tu es le seul arbre que Dieu ait planté de ses mains et tu es lié aux trois grandes religions du Moyen Orient. On te retrouve dans les temples, églises et les mosquées.
Plus près des cieux, ta présence me réconforte. J'aime rêver à ton pied dans la chaleur de l'été.
Guy Narboni
Vers vos fleurs



L'espoir
Texte cueilli par Isabelle

                L'espoir, c'est le soleil levant sur la mer bleue lorsqu'éclate sa lumière. C'est la chaleur de l'astre ou de la cheminée en hiver.
                Tout le monde n'est pas capable de ressentir l'espoir. C'est quelque chose de profond qui touche à l'intime. Souvent lié au bonheur, il touche ceux qui ont l'aptitude à être heureux.
                Enfant c'est le père et la mère qui positivent et sont là pour résoudre les problèmes. Alors, fini les histoires d'école ou de copains. On se régénère et on repart d'un bon pied.
                Dans les coups durs de la vie, il est là, tapi dans l'ombre comme le chat qui ronronne. Il modifie notre pensée, il rétablit l'anticipation qui permet de sortir de la tristesse, du désespoir voire de la dépression.
                Comme le diamant, il brille toujours sans jamais se ternir avec le temps. On le cultive comme une plante rare. On le déguste comme un fruit inconnu, jamais il ne déçoit.
                Et au déclin de la vie, il est encore là, chassant les vieux démons et les croyances, nous persuadant que le passage à l'au-delà est une récompense vers cet inconnu merveilleux.
Guy Narboni
Vers vos fleurs




Ce qui compte

Ce qui compte,
ce n'est pas
votre destination.
C'est la façon
dont vous vous y rendez.
Le florilège




Si...
Texte cueilli par Michèle

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour
Pourtant lutter et te défendre,

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot,

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi,

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur,

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant,

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
...Tu seras un Homme, mon fils.
Rudyard Kipling
Le florilège



Si tu veux...

Si tu veux
ce que
tu n'as jamais eu.
Tu dois faire
ce que
tu n'as jamais fait.
Vers vos fleurs

Tu es le plus joli des chevaux gris
Texte cueilli par Michèle et Marc auprès de leur filleul Antoine. Le texte est publié "dans son jus" !

tu es le plus joli des chevaux gris
tu es espiègle mais gentil
tu es mon cheval favori
tu mors mais je t'adore
au pansage t'es pas sage
aux barres t'es un gaillard
aux barres croisees t'es passé
aux verticales t'es géniales
aux oxers t'es super
tes refux sont superflus
a un mètre dix c'est un délices
a un métre trente tu tentes
et un mètre quarante tu rentre
toi et moi c'est pour la vie
je t'aime murphy

Vers vos fleurs
Vers votre florilège
Textes et citations de 61 à 70
En trop grande attente
Le concierge du lupanar
La sincérité
L'éléphant et les six aveugles
Savoir aimer
L'écriture
Remplissez votre vie d'amour
Les pissenlits
Si vous voulez être payé
Une blessure
Vers les dix prochaines fleurs -7-
Vers vos dix précédentes fleurs



Attente
Texte cueilli par Marc

Si tu es en trop grande attente vis-à-vis des autres,
Tu cours à des déceptions certaines.
Appréhende les gens tels qu'ils sont vraiment.
Car ils ne sont pas différents de toi :
Parfois faibles,
Parfois aimants,
Parfois insensibles et durs.
Mais toujours assoiffés de confiance et de compréhension,
De sincérité et d'estime.
Helge Adolphsen
Vers vos fleurs



Le concierge du lupanar
Texte cueilli par Marc

Il n'y avait pas, dans ce village, office plus mal considéré et moins rémunéré que celui de concierge du lupanar...
Mais quel autre métier cet homme aurait-il pu faire ? 
Il n'avait jamais appris à lire et à écrire, il n'avait aucune autre activité, aucun autre métier. En fait, il occupait cette charge parce que son père l'occupait et, avant lui le père de son père.
Pendant des décennies, le lupanar était passé de père en fils, de même que la loge du concierge.
Un jour, le vieux propriétaire mourut et son fils, un jeune homme plein d'ambitions, créatif et entreprenant, prit la direction du lupanar. Il décida de moderniser l'affaire.
Il rénova les chambres, puis convoqua les membres du personnel pour donner à chacun de nouvelles instructions.
Au concierge il dit : A partir d'aujourd'hui, non seulement vous vous tiendrez à la porte, mais en plus vous me préparerez un rapport hebdomadaire dans lequel vous noterez le nombre de couples qui entrent chaque jour. A un couple sur cinq, vous demanderez comment il a été reçu et ce qu'il modifierait dans les lieux. Et, une fois par semaine, vous me présenterez ce rapport, avec les commentaires que vous jugerez utiles.
L'homme trembla. Il n'avait jamais manqué de prédisposition pour le travail, mais... "Monsieur, je serais ravi de vous satisfaire, baibutia-t-il, mais je... je ne sais ni lire ni écrire."
  • Ah ! je regrette vraiment ! Comme vous le comprendrez, je ne peux payer une autre personne pour ce travail et je ne peux pas davantage attendre que vous ayez appris à écrire. Par conséquent…
"Mais monsieur, vous ne pouvez pas me congédier. J'ai travaillé ici toute ma vie, comme mon père et mon grand-père..."
Son patron ne le laissa pas terminer :
Ecoutez, je vous comprends, mais je ne peux rien faire pour vous. Comme il se doit, vous recevrez une indemnisation en argent, afin de pouvoir subsister jusqu'à ce que vous dénichiez un autre emploi. Je suis vraiment désolé. Je vous souhaite bonne chance. 
Et, sans autre forme de procès, il fit demi-tour et s'en alla. 
L'homme sentit monde s'écrouler sous ses pieds. Il n'avait jamais imaginé vivre un jour cette situation.
Il rentra chez lui, sans travail pour la première fois de sa vie. Que pouvait-il faire ? Il se souvint que parfois, au lupanar, lorsqu'un lit était cassé ou le pied d'une armoire tordu, il faisait une réparation simple, provisoire, avec un marteau et des clous. Il pensa que cela pouvait être une occupation transitoire en attendant que quelqu'un lui propose un emploi.
Il chercha dans toute la maison les outils dont il avait besoin, mais ne trouva que quelques clous rouillés et une mauvaise pince. Il devait s'acheter une caisse à outils complète et, pour cela, il utiliserait une partie de son indemnisation.
Au coin de sa rue, il apprit qu'il n'y avait aucune quincaillerie dans le village, et qu'il devrait faire deux jours de voyage à dos de mule pour aller à la ville la plus proche effectuer ses achats. « Qu'à cela ne tienne ! » pensa-t-il. Et il se mit en route.
A son retour, il portait une belle caisse à outils complète. I1 n'avait pas fini d'enlever ses bottes que quelqu'un frappa à sa porte. C'était son voisin :
Je venais vous demander si vous n'auriez pas un marteau à me prêter
  • Oui, regardez, Je viens juste de l'acheter, mais j'en ai besoin pour travailler... Comme je suis maintenant sans emploi...
  • Bon, mais je vous le rendrai demain à la première heure.
  • D'accord.
Le lendemain matin, comme il l'avait promis, le voisin frappa à sa porte.
Ecoutez, j'ai encore besoin du marteau. Pourquoi ne me le vendez-vous pas ?
: - Non, j en ai besoin pour travailler, et en plus la quincaillerie se trouve à deux jours de mule.
  • Faisons un marché, dit le voisin. Je vous paierai les deux jours de l'aller et les deux du retour, plus le prix du marteau. Puisque vous êtes sans travail … Qu'en pensez-vous ?
En fait, cela lui donnait quatre jours de travail ..
Il accepta. A son retour, un autre voisin l'attendait à la porte de sa maison.
  • Bonjour, voisin. C'est vous qui avez vendu un marteau à notre ami ?
  • Oui...
  • J'ai besoin de quelques outils. Je suis prêt à vous payer vos quatre jours de voyage et un petit bénéfice pour chacun des outils. Voyez-vous, nous ne disposons pas tous de quatre jours pour faire nos courses. 
L'ancien concierge ouvrit sa caisse à outils et son voisin choisit une pince, un tournevis, un marteau, un burin. Il le paya et s'en alla.
" ... Nous ne disposons pas tous de quatre jours pour faire nos courses, se souvint-il."
Si c'était vrai, bien des gens pourraient avoir besoin que quelqu'un fasse le trajet pour rapporter des outils.
Au voyage suivant, il décida qu'il allait risquer un peu de l'argent de son indemnité en rapportant plus d'outils que ceux qu'il avait vendus.
Ainsi s'épargnerait-il plusieurs jours de voyage. Le bruit se mit à courir dans le quartier et de nombreux voisins choisirent de ne plus se rendre en ville pour leurs achats.
Une fois par semaine, celui qui était devenu marchand d'outils faisait le voyage et achetait ce dont avaient besoin ses clients.
Bientôt, il se rendit compte que, s'il trouvait un endroit où entreposer les outils, il pourrait s'épargner encore plus de voyages et gagner plus d'argent. C'est ainsi qu'il loua un local. Il agrandit ensuite l'entrée du magasin et, quelques semaines plus tard, lui ajouta une vitrine, le local devenant ainsi la première quincaillerie du village.
Tout le monde était content et venait se fournir dans son magasin. I1 n'avait même plus besoin de faire les voyages car, étant un bon client, la quincaillerie de la ville lui livrait ses commandes.
Avec le temps, tous les acheteurs des petits villages alentour préférèrent venir acheter dans sa quincaillerie, s'épargnant ainsi deux jours de voyage.
Un jour, i1 lui vint à l'idée que son ami le tourneur pourrait fabriquer pour lui les têtes de marteau. Puis... - pourquoi pas ? - les tenailles, les pinces et les burins. Plus tard vinrent les clous et les vis...
Pour écourter l'histoire, je te dirai qu'en dix ans, à force d'honnêteté et de travail, cet homme devint millionnaire. Il finit même par être l'entrepreneur le plus puissant de la région.
Il était si puissant qu'un jour, à l'occasion de la rentrée scolaire, il décida d'offrir une école à son village. Outre la lecture et l'écriture, on y enseignerait les arts et les professions les plus utiles à cette époque.
L'intendant et le maire organisèrent une fête pour inaugurer l'école, et un grand dîner en l'honneur de son fondateur.
Au dessert, le maire lut remit les clés de la ville ; l'intendant l'embrassa et lui dit : C'est avec une grande fierté et une immense gratitude que nous vous prions de nous faire l'honneur d'apposer votre signature sur la première page du registre de la nouvelle école.
  • L'honneur serait pour moi, répondit l'homme.
Rien ne me plairait davantage que de signer ce registre, mais je ne sais ni lire ni écrire. Je suis analphabète.
  • Vous ? dit l'intendant, qui ne pouvait en croire ses oreilles. Vous ne savez ni lire ni écrire ? Vous avez construit un empire industriel sans savoir lire ni écrire ? Je suis stupéfait. Je me demande ce que vous auriez fait si vous aviez su lire et écrire
  • Je peux vous le dire, répondit l'homme calmement : Si j'avais su lire et écrire... je serais le concierge du lupanar !

Conte tiré du Talmud et repris par Jorge Bucay
Vers vos fleurs



La sincérité.
Citation cueillie par Chantal H./Everest/12.91

La sincérité est la perle
Qui se forme
Dans le coquillage du coeur.
Proverbe Soufi
Vers vos fleurs



L'éléphant et les six aveugles.
Texte cueilli par Marc

Une fois, six aveugles vivaient dans un village. Un jour, ses habitants leur dirent "  Hé ! il y a un éléphant dans le village, aujourd'hui "Ils n'avaient aucune idée de ce qu'était un éléphant. Ils décidèrent que, même s'ils n'étaient pas capables de le voir, ils allaient essayer de le sentir. Tous allèrent donc là où l'éléphant se trouvait et chacun le toucha.

"  Hé ! L'éléphant est un pilier " dit le premier, en touchant sa jambe.
"  Oh, non ! C'est comme une corde, dit le second, en touchant sa queue.
"  Oh, non ! C'est comme la branche épaisse d'un arbre " dit le troisième, en touchant sa trompe.
"  C'est comme un grand éventail " dit le quatrième, en touchant son oreille.
"  C'est comme un mur énorme " dit le cinquième, en touchant son ventre.
"  C'est comme une grosse pipe " dit le sixième, en touchant sa défense.

Ils commençaient à discuter, chacun d'eux insistait sur ce qu'il croyait exact. Ils semblaient ne pas s'entendre, lorsqu'un sage, qui passait par-là, les vit. Il s'arrêta et leur demanda " De quoi s'agit-il ? " Ils dirent "  Nous ne pouvons pas nous mettre d'accord pour dire à quoi ressemble l'éléphant" Chacun d'eux dit ce qu'il pensait à ce sujet.
Le sage leur expliqua, calmement "  Vous avez tous dit vrai. La raison pour laquelle ce que chacun de vous affirme est différent, c'est parce que chacun a touché une partie différente de l'animal. Oui, l'éléphant à réellement les traits que vous avez tous décrits "
" Oh ! " dit chacun. Il n'y eut plus de discussion entre eux et ils furent tous heureux d'avoir dit la réalité.
Conte écrit par Jorge Bucay

Vers vos fleurs



Savoir aimer
Texte cueilli par Michèle.

Savoir sourire
A une inconnue qui passe
N'en garder aucune trace
Sinon celle du plaisir
Savoir aimer
Sans rien attendre en retour
Ni égard, ni grand amour
Pas même l'espoir d'être aimé

Mais savoir donner
Donner sans reprendre
Ne rien faire qu'apprendre
Apprendre à aimer
Aimer sans attendre
Aimer à tout prendre
Apprendre à sourire
Rien que pour le geste
Sans vouloir le reste
Et apprendre à vivre
Et s'en aller

Savoir attendre
Goûter à ce plein bonheur
Qu'on vous donne comme par erreur
Quand on ne l'attendait plus
Se voir y croire
Pour tromper la peur du vide
Ancrée comme autant de rides
Qui ternissent les miroirs

Savoir souffrir
En silence, sans murmure,
Ni défense, ni armure
Souffrir à vouloir mourir
Et se relever
Comme on renaît de ses cendres
Avec tant d'amour à revendre
Qu'on tire un trait sur le passé

Apprendre à rêver
A rêver pour deux
Rien qu'en fermant les yeux
Et savoir donner
Donner sans rature
Ni demi-mesure
Apprendre à rester
Vouloir jusqu'au bout
Rester malgré tout
Apprendre à aimer
Et s'en aller

Et s'en aller...
Florent Pagny
Vers vos fleurs



L'écriture.
Réflexion cueillie par Alain L'H./Everest/4.92

L'écriture s'avère être
Des plus égoïstes
Car, en dépit des apparences,
C'est tout d'abord l'expéditeur
Qui tire un réel profit
De la lettre qu'il édifie.
Cependant,
Il n'est pas interdit de sourire ou
D'éprouver un certain enthousiasme
A la vue d'une enveloppe.
Lettre d'Elsa
Vers vos fleurs



Remplissez votre vie d'amour.
Texte cueilli par Michèle.

Qui ne souhaiterait une vie pleine d'amour ? Pour y arriver, à nous de faire un effort. Plutôt que d'attendre des autres qu'ils nous fournissent 1'attention désirée, nous devons être nous-même un modèle et une source d'amour.

On dit souvent que "c'est 1' intention qui compte". Ici plus que jamais, le désir et la volonté sont des moteurs essentiels : notre attitude, nos choix, nos actes de générosité, notre disposition à faire le premier pas nous rapprochent de notre but.

La prochaine fois que vous ressentirez un manque d'amour, que ce soit dans votre vie personnelle ou en général, faites l'expérience suivante :
Oubliez le monde et ses habitants; regardez plutôt dans votre coeur; Pouvez-vous émettre des pensées positives pour vous et les autres ?
Pouvez-vous devenir la source d'un amour plus fort ? Puis élargir au reste du monde, même à ceux qui selon vous ne le méritent pas.

En devenant la source et non le demandeur, vous ferez un pas vers la satisfaction de vos propres besoins affectifs. Vous ferez aussi une découverte superbe : plus vous donnerez de 1' amour, plus vous recevrez.

Aimer relève d' un choix personnel, tandis que vous ne pouvez pas décider d'être aimé. Alors même que vous vous croyez en situation de frustration, vous découvrez soudain que votre cœur est d'une infinie richesse. Bientôt vous sera révélé un des plus grands secrets de la quête spirituelle : 1'amour est une récompense en soi.
Vers vos fleurs



Les pissenlits

Un homme qui était très fier de son parterre
Se retrouva aux prises avec une quantité importante de pissenlits.

Il essaya toutes les méthodes qu'il connaissait pour s'en débarrasser.
Mais ils étaient toujours là !

Finalement, il écrivit au ministère de l'Agriculture.
Il fit part de tous les moyens qu'il avait utilisés.

Il conclut sa lettre en demandant :
" Qu'est-ce que je dois faire maintenant ? "

La réponse vint par retour de courrier :
" Nous vous conseillons d'apprendre à les aimer ! "
Vers vos fleurs


Si vous voulez être payé...
Citation cueillie par Colette Db./Everest/5.92

Si vous voulez être payé en retour,
Il faut avancer le prix de l'aller.
Jean-Louis Barrault
Vers vos fleurs



Une blessure.
Texte cueilli par Alexandre de Rondia.

C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert.
A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna
une gifle à l'autre.
Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable:
" AUJOURD'HUI MON MEILLEUR AMI M'A DONNÉ UNE GIFLE. "
Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner.
Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.
Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre:
" AUJOURD'HUI MON MEILLEUR AMI M'A SAUVE LA VIE. "
Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :
Quand je t'ai blessé, tu as écrit sur le sable,
et maintenant tu as écrit sur la pierre.
Pourquoi?

L'autre ami répondit: "  quand quelqu'un nous blesse,
nous devons l'écrire dans le sable,
où les vents du pardon peuvent l'effacer.
Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer "  .

APPRENDS A ECRIRE TES BLESSURES SUR LE SABLE
ET A GRAVER TES JOIES SUR LA PIERRE.
Une blessure
Vers votre florilège
Textes et citations de 71 à 80
Le bonheur
Tu comprendras quand tu seras plus jeune
Notre enfance laisse...
L'invitation au voyage
L'invitation au voyage
Les contes
L'invitation
Ma Déclaration d'Estime de Moi
Faire le choix du succès
Menuiserie "le Sept"
Vers les dix prochaines fleurs -8-
Vers vos dix précédentes fleurs



Le bonheur
Texte cueilli par Marc

Le bonheur,
C'est ne pas considérer
Les difficultés comme des cailloux
Sur ton chemin,
Mais comme des pierres de taille,
Avec lesquelles tu peux bâtir
La maison de ta vie.
Helge Adolphsen
Vers vos fleurs



Tu comprendras quand tu seras plus jeune.
Texte cueilli par Michèle

Tu comprendras quand tu seras plus jeune
J'ai besoin de désir
J'ai besoin de vivre des moments de plaisir
J'ai besoin de sentir
Cette force immense qui sort de mes poings
D'être là pour quelqu'un
De sentir la vie enfin
Tu écoutes ce que je dis ?
Est-ce que tu écoutes ce que je dis ?
Non tu n'écoutes que ce que tu dis...
Tu comprendras quand tu seras plus jeune
Tu comprendras quand tu seras plus fou
Que cette musique c'est un cri d'amour
Mais tu es déjà devenu sourd
Tu n'aimes pas la musique, c'est vrai, c'est facile
Tu comprendras quand tu seras plus jeune
Tu comprendras quand tu seras plus vrai
Comme tous ces gens qui nous tournent autour
Et qui ferment leurs fenêtres aux appels au secours
Mais toi tu fermes les yeux, c'est vrai, c'est facile
J'ai besoin de courir
Où mes rêves secrets m'appelleront demain
J'ai besoin de tenir
Une image que j'aime serrée dans mes mains
De pleurer pour quelqu'un
De sentir la vie enfin
Tu écoutes ce que je dis ?
Est-ce que tu écoutes ce que je dis ?
Non tu n'écoutes que ce que tu dis...
Tu comprendras quand tu seras plus jeune
Tu comprendras quand tu seras plus fou
Que cette musique c'est un cri d'amour
Mais tu es déjà devenu sourd
Tu n'entends plus ton coeur, c'est vrai, c'est facile
Tu comprendras quand tu seras plus jeune
Tu comprendras quand tu seras plus vrai
Comme ces oiseaux guettés par les vautours
On se laisse tous mourir par manque d'amour
Et toi tu fermes les yeux, c'est vrai, c'est facile...
Michel Berger (pour France Gall)
Vers vos fleurs



Notre enfance
Citation cueillie par Colette G./Everest/1.92

Notre enfance laisse quelque chose d'elle-même
Aux lieux embellis par elle
Comme une fleur communique un parfum
Aux objets qu'elle a touchés.
Chateaubriand
Vers vos fleurs



L'invitation au voyage
Texte cueilli par Marc

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Charles Baudelaire
Vers vos fleurs



L'éléphant enchaîné.
Texte cueilli par Nicole Louchart

Demian est un jeune garçon qui consulte son psy régulièrement et lui fait part de ses interrogations, de ses doutes, de ses peurs. En écho à chaque problème (préparer un examen, déclarer son amour, les relations aux autres, parents et amis...), "le gros", comme il nomme son psy (et de fait, Jorge Bucay n'est pas mince), lui raconte une histoire.

"Laisse-moi te raconter..."
Et, sans attendre mon assentiment, il se mit à raconter.
Quand j'étais petit, j'adorais le cirque, et ce que j'aimais par-dessus tout, au cirque, c'étaient les animaux.
L'éléphant en particulier me fascinait ; comme je l'appris par la suite, c'était l'animal préféré de tous les enfants. Pendant son numéro, l'énorme bête exhibait un poids, une taille et une force
extraordinaires... Mais tout de suite après et jusqu'à la représentation suivante, l'éléphant restait toujours attaché à un petit pieu fiché en terre, par une chaîne qui retenait une de ses pattes prisonnière.
Mais ce pieu n'était qu'un minuscule morceau de bois à peine enfoncé de quelques centimètres dans le sol. Et bien que la chaîne fût épaisse et résistante, il me semblait évident qu'un animal capable de déraciner un arbre devrait facilement pouvoir se libérer et s'en aller.

Le mystère reste entier à mes yeux.
Alors, qu'est ce qui le retient ?
Pourquoi ne s'échappe t-il pas ?
A cinq ou 6 ans, j'avais encore une confiance absolue dans la science des adultes. J'interrogeai donc un maître, un père ou un oncle sur le mystère du pachyderme. L'un d'eux m'expliqua que l'éléphant ne s'échappait pas parce qu'il était dressé. Je posais alors la question qui tombe sous le sens :
"S'il est dressé, pourquoi l'enchaîne-t-on ?
Je ne me rappelle pas qu'on m'ait fait une réponse cohérente. Le temps passant, j'oubliai le mystère de l'éléphant et de son pieu, ne m'en souvenant que lorsque je rencontrais d'autres personnes qui un jour, elles aussi, s'étaient posé la même question.

Il y a quelques années, j'eus la chance de tomber sur quelqu'un d'assez savant pour connaître la
réponse :
L'éléphant du cirque ne se détache pas parce que, dès tout petit, il a été attaché à un pieu semblable.
Je fermai les yeux et j'imaginai l'éléphant nouveau-né sans défense, attaché à ce piquet. Je suis sûr qu'à ce moment l'éléphanteau a poussé, tiré et transpiré pour essayer de se libérer, mais que, le piquet étant
trop solide pour lui, il n'y est pas arrivé malgré tous ces efforts.
Je l'imaginai qui s'endormait épuisé et, le lendemain, essayait à nouveau, et le surlendemain... et les jours suivants... Jusqu'à ce qu'un jour, un jour terrible pour son histoire, l'animal finisse par accepter son impuissance et se résigner à son sort.

Cet énorme et puissant pachyderme que nous voyons au cirque ne s'échappe pas, le pauvre, parce qu'il croit en être incapable.
Il garde le souvenir gravé de l'impuissance qui fut la sienne après sa naissance.
Et le pire, c'est que jamais il n'a tenté d'éprouver à nouveau sa force.
"C'est ainsi Demian ! Nous sommes tous un peu comme l'éléphant du cirque : nous allons de par le monde attachés à des centaines de pieux qui nous retirent une partie de notre liberté.
"Nous vivons avec l'idée que "nous ne pouvons pas" faire des tas de choses, pour la simple et bonne raison qu'une fois, il y a bien longtemps, quand nous étions petits, nous avons essayé et n'avons pas réussi."
Jorge Bucay
Vers vos fleurs



Les contes
Citation cueillie par Marc

Les contes sont écrits pour endormir les enfants et pour éveiller les adultes.
Jorge Bucay
Vers vos fleurs



L'invitation
Texte cueilli par Brigitte Liagre

Je ne veux pas savoir ce que tu fais pour gagner ta vie. Je veux savoir à quoi tu aspires et si tu as le courage de réaliser tes rêves.

Je ne veux pas savoir quel âge tu as. Je veux savoir si tu es prêt à risquer de passer pour un fou au nom de l'amour, de tes rêves, au nom de la simple aventure d'être vivant

Je ne veux pas savoir sous quel signe tu es né. Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance, si les trahisons t'ont ouvert ou si tu t'es ratatiné, refermé par crainte de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne, sans t'agiter pour
la cacher, l'amoindrir ou la travestir.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne ; si tu peux danser sauvagement, envahi par l'extase jusqu'au bout des doigts et des orteils, sans nous prévenir constamment de faire attention, d'être réaliste, sans nous rappeler à chaque seconde que l'être humain a des limites dont on doit tenir compte.

Je ne veux pas savoir si l'histoire que tu racontes est vraie ou fausse. Je veux savoir si
tu es capable de décevoir quelqu'un pour rester fidèle à toi-même, si tu peux supporter
d'être accusé de trahison pour ne pas trahir ton âme. Je veux savoir si tu sais être loyal et donc digne de confiance.

Je veux savoir si tu peux voir la Beauté même lors des jours sombres, et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette Beauté.

Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien comme le mien, et malgré cela te tenir au bord du lac et crier " oui " à la pleine lune argentée.

Je ne veux pas savoir où tu habites, ni combien d'argent tu gagnes. Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de chagrin et de désespoir, épuisé et meurtri, et faire ce qu'il faut pour les enfants.

Je ne veux pas savoir qui tu es, ni comment tu es arrivé là. Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi sans reculer.

Je ne veux pas savoir quelles études tu as faites, ni où, ni avec qui. Je veux savoir ce qui te permet de continuer lorsque tout le reste s'écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même, et si tu apprécies ta compagnie dans les moments de solitude.
Poème écrit par Oriah Mountain Dreamer, traduit en 17 langues. Ce texte est issu de la spiritualité amérindienne. Cet auteur a écrit quelques livres, n'hésitez pas à écrire à Brigitte Liagre qui vous le fera découvrir : brigitteliagre@hotmail.com
Vers vos fleurs



Ma Déclaration d'Estime de Moi
Texte cueilli par Thérèse S. d'Everest

Je suis moi.
Dans le monde entier, il n'y a personne exactement comme moi.

Certains possèdent des éléments semblables aux miens, mais personne ne les rassemble exactement de la même manière que moi. Par conséquent, tout ce qui vient de moi est authentiquement mien parce que moi seule en ai fait le choix.

Je reconnais comme mienne ma personne entière, mon corps, y compris tout ce qu'il fait ; mon esprit, y compris toutes ses pensées et toutes ses idées ; mes yeux, y compris les images de tout ce qu'ils aperçoivent ; mes sentiments, peu importe leur nature - colère, joie, frustration, amour, déception, excitation; ma bouche et tous les mots qui en sortent, polis, aimables ou grossiers, bienséants ou malséants ; ma voix, douce ou criarde ; et toutes mes actions, qu'elles concernent les autres ou moi-même.

Je reconnais comme miens mes fantasmes, mes rêves, mes espoirs, mes craintes.

Je reconnais comme miens mes triomphes et mes réussites, tous mes échecs et erreurs.

Parce que je reconnais comme mien tout ce qui est à moi, je puis lier connaissance avec moi-même de façon intime. En agissant ainsi, je peux m'aimer et être en bonne relation avec chaque partie de moi-même. Je puis alors rendre possible que tout moi-même travaille au meilleur de mes intérêts.

Je sais qu'il y a des aspects de moi qui m'intriguent et d'autres que j'ignore. Mais aussi longtemps que j'entretiens envers moi-même des sentiments amicaux et affectueux, je peux chercher avec courage et espoir des solutions à mes problèmes et des façons d'en apprendre plus long sur moi.

Peu importe de quoi j'ai l'air, ce que je dis et fais, ce que je pense et ressens à un moment donné ; c'est moi, c'est authentique et ça représente où j'en suis à ce moment précis.

Quand je revois plus tard de quoi j'avais l'air, ce que je disais et faisais, pensais et ressentais, il peut arriver que certaines parties de moi-même m'apparaissent incongrues. Je peux écarter ce qui ne convient pas, garder ce qui s'est révélé adéquat et inventer quelque chose de nouveau pour remplacer ce que j'ai écarté.

Je peux voir, entendre, sentir, parler et agir. J'ai des instruments me permettant de survivre, d'être proche des autres, d'être productive, de donner un sens et un ordre au monde des personnes et des choses situées à l'extérieur de moi.

Je me reconnais comme mienne et par conséquent je peux me construire moi-même.

Je suis moi et je suis O.K.
Vers vos fleurs



Faire le choix du succès
Citation cueillie par Chantal/Légia/1.92

Faire le choix du succès
Est beaucoup plus qu'un choix.
C'est une décision
Qui engage l'avenir
Car si vivre est une habitude
Bien vivre est un engagement.
Vers vos fleurs



Menuiserie " Le Sept "
Texte cueilli par Marc

C'était une petite bicoque, presque une chaumière en dehors de la ville. Sur le devant, il y avait un petit atelier avec quelques machines et des outils ; derrière, deux chambres, une cuisine et des toilettes rudimentaires.
Cependant, Joaquin ne se plaignait pas. Au cours des deux dernières années, son atelier de menuiserie, "Le Sept " s'était fait connaître dans le village, et il gagnait suffisamment d'argent pour ne pas avoir à taper dans ses petites économies.
Ce matin-là, comme chaque matin, il se leva à six heures et demie et partit voir le soleil se lever.
Toutefois, il ne put atteindre le lac. Sur le chemin, à environ deux cents mètres de chez lui, il buta presque sur le corps blessé d'un jeune homme en bien piteux état.
Aussitôt, il s'agenouilla et approcha son oreille de la poitrine du garçon... Faiblement, tout au fond, un coeur luttait pour maintenir ce qu'il restait de vie dans ce corps sale qui empestait le sang, la crasse et l'alcool.
Joaquin alla chercher une brouette sur laquelle il chargea le jeune homme. Arrivé chez lui, il l'étendit sur son lit, coupa ses vêtements râpés et le lava soigneusement avec de l'eau, du savon et de l'alcool.
Outre qu'il était ivre, le garçon avait été sauvagement frappé. Il portait des blessures sur les mains et dans le dos, sa jambe droite était fracturée.
Pendant les deux jours qui suivirent, de Joaquin se concentra sur la santé de son hôte obligé : il pansa et banda ses blessures, posa une attelle à sa jambe et l'alimenta, à la petite cuillère, de bouillon de poule.
Quand le jeune homme se réveilla, Joaquin était à ses côtés, le regardant avec tendresse et inquiétude.

  • Comment vas-tu ? demanda Joaquin.
  • Bien... je crois, répondit le garçon en examinant son corps propre et soigné. Qui s'est occupé de moi ?
  • Moi.
  • Pourquoi ?
  • Parce que tu étais blessé.
Seulement pour cette raison ?
  • Non, aussi parce que j'ai besoin d'un assistant.

Et tous deux éclatèrent de rire.
Bien nourri, faisant de bonnes nuits et s'abstenant d'alcool, Manuel, car c'est ainsi que se prénommait le garçon, retrouva rapidement ses forces.
Joaquin essayait de lui apprendre le métier, tandis que Manuel faisait son possible pour échapper au travail. Joaquin tenta à maintes reprises d'inculquer à cette tête altérée par la vie dissolue les avantages de la besogne bien faite, d'un nom honorable et d'une vie honnête. Chaque fois, Manuel avait l'air d'avoir compris, mais, deux heures ou deux jours plus tard, il restait au lit ou oubliait d'accomplir la tâche dont Joaquin l'avait chargé.
Les mois passèrent, et Manuel était complètement remis sur pied. Joaquin lui avait cédé la chambre principale, une participation dans son commerce et le premier tour au cabinet de toilette en échange de la promesse du garçon de se consacrer sérieusement au travail.
Un soir, tandis que Joaquin dormait, Manuel pensa que six mois d'abstinence étaient plus que suffisants et qu'un verre au village ne pourrait lui faire de mal. Au cas où Joaquin se réveillerait dans la nuit, il ferma la porte de sa chambre de l'intérieur et sortit par la fenêtre, laissant la bougie allumée pour laisser croire qu'il était toujours là.
Au premier verre suivit le deuxième, puis le troisième, puis le quatrième et beaucoup d'autres...
Il chantait avec ses compagnons de beuverie lorsque les pompiers passèrent devant le bar en faisant hurler leur sirène. Manuel n'associa pas ce fait à un accident pouvant le concerner, jusqu'à ce qu'enfin, au petit matin, titubant, il arrivât à la maison et vît la foule attroupée dans la rue.
Seuls un mur, les machines et quelques outils avaient été sauvés de l'incendie. Tout le reste était réduit en cendres. De Joaquin on ne retrouva que quelques os calcinés, qu'on enterra dans le cimetière, sous une pierre tombale où Manuel fit graver
cette épitaphe :
« JE REUSSIRAI, JOAQUIN, JE REUSSIRAl ! »

A grand-peine, Manuel reconstruisit la menuiserie. Il était paresseux mais habile, et ce qu'il avait appris de Joaquin lui servit à faire marcher le commerce.
Il avait toujours la sensation que, d'un endroit quelconque, Joaquin le regardait et l'encourageait.
Manuel se souvenait de lui à chaque événement marquant de sa vie : son mariage, la naissance de son premier enfant, l'achat de sa première voiture.
A cinq cents kilomètres de là, plus vivant que jamais, Joaquin se demandait s'il avait bien fait de mentir, de tromper un jeune homme et de mettre le feu à cette si jolie petite maison à seule fin de le sauver.
Il se répondit que oui et se mit à rire à la seule pensée que les gendarmes du village avalent pu confondre des os de cochon avec des os humains...
Sa nouvelle menuiserie était un peu plus modeste que la précédente, mais elle était déjà connue dans le village. Il l'avait appelée « Le Huit ».
Conte de Jorge Bucay
Menuiserie "Le Sept"
Vers votre florilège
Textes et citations de 81 à 90
La force de vivre
Texte "A mon chien"
La liberté d'expression
La liberté d'expression
La liberté d'expression
La liberté d'expression
Un conte pour regarder au-delà
Liberté
Une souris et un éléphant courent...
Le bonheur, c'est
Vers les dix prochaines fleurs -9-
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La force de vivre
Texte cueilli par Marc

"Le principal, c'est la santé !"
Un souhait compréhensible. La santé est un grand bien.
Mais le bien le plus précieux, c'est la force de vivre,
Qu'aucune maladie ne peut contaminer.
La force de surmonter les échecs.
Le courage d'aller de l'avant, de regarder le lendemain
Comme un nouveau sillon à tracer dans le champ de ta vie.
Helge Adolphsen
Vers vos fleurs



A MON CHIEN
Texte cueilli par Alain G.

Il n'était rien qu'un chien,
Je n'étais qu'un humain
Et nous étions copains.
Depuis qu'il est parti,
Il me manque un ami
Pour m'accueillir le soir
Et pour m'aider à croire
A l'intérêt de la vie.
Il ne me disait rien
Puisqu'il n'était qu'un chien ;
Je ne lui donnais rien,
Je n'étais qu'un humain,
Mais il acceptait tout,
Le bon et le mauvais,
Ne gardant que le bien,
Puisqu'il n'était qu'un chien.
Pour avoir un ami aussi fidèle que lui ,
Il ne me faut qu'un chien
Qui me donnera tout,
Ne me demandant rien,
Et m'aidant seulement
A n'être qu'un humain
Lucien PELISSIER
Vers vos fleurs



Liberté d'expression
Citation cueillie par Marc

Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire.
Voltaire
Vers vos fleurs



Le musicien dans le métro
Texte cueilli par Michèle

Un homme s'assit dans le métro à Washington DC et commença à jouer du violon.
C'était un matin froid de janvier. Il joua 6 pièces de Bach pendant environ 45 minutes.
Pendant ce temps, comme c'était une heure d'affluence, il a été calculé que plusieurs milliers de personnes avaient traversé la station, la plupart sur le chemin du travail.
Au bout de 3 min, un homme d'âge moyen remarqua qu'un musicien était en train de jouer. Il ralentit le pas pendant quelques secondes puis accéléra pour rattraper le temps perdu.
Une minute plus tard, le violoniste reçut son premier dollar de pourboire : une femme jeta l'argent dans la caisse, sans s'arrêter et continua à marcher.
Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au mur pour l'écouter, mais regarda sa montre et reprit sa course. Il était de toute évidence en retard pour le travail.
Celui qui fut le plus attentif fut un garçon de 3 ans. Sa mère le traînait, pressée, mais l'enfant s'arrêta pour regarder le violoniste. Finalement la mère le tira plus fort et l'enfant continua à marcher en regardant tout le temps derrière lui.
Cette action fut répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à avancer.
Durant les 45 minutes où le musicien joua, seulement 6 personnes s'arrêtèrent et restèrent un moment.
Environ 20 personnes lui donnèrent de l'argent mais en continuant de marcher normalement.
Il reçut 32 dollars. Quand il s'arrêta de jouer et que le silence reprit ses droits, personne ne le remarqua. Personne n'applaudit ou ne manifesta un signe de reconnaissance.

Personne ne le savait, mais le violoniste était Joshua Bell, l'un des meilleurs musiciens du monde. Il joua l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon d'une valeur de 3,5 millions de dollars.
Deux jours avant qu'il ne joue dans le métro, il jouait à guichets fermés dans un théâtre de Boston, où les places avaient été vendues, en moyenne, 100 dollars chaque.
Ceci est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans le métro était une expérience, organisée par le Washington Post, sur la perception, le goût et les priorités des gens. L'argument en était: " Percevons-nous la beauté? Nous arrêtons-nous pour l'apprécier? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu? "
L'une des conclusions possibles à une telle expérience pourrait être celle-ci: " Si nous n'avons pas un moment pour nous arrêter et écouter l'un des meilleurs musiciens du monde jouer la meilleure musique jamais écrite, combien d'autres choses ratons-nous. "
Vers vos fleurs



Tâchez d'être heureux
Texte cueilli par Michèle

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.

Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité, et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant ; ils ont eux aussi leur histoire. Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.

Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle ; c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps. Soyez prudent dans vos affaires ; car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux ; et partout la vie est remplie d'héroïsme.

Soyez vous-même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe.

Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse. Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait.

Soyez en paix avec dieu, quelle que soit votre conception d'elle ou de lui, et quelles que soient vos peines et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme. Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau. Soyez positif et attentif aux autres.

Tâchez d'être heureux.
Vers vos fleurs



Nous sommes...
Citation cueillie par Marc

Nous sommes ce que nous pensons.
Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.
Bouddha
Vers vos fleurs



Un conte pour écouter au-delà de son regard
Texte cueilli par Michèle

Il était une fois, au fin fond de la Sibérie, un village de chasseur, où le chef avait une femme très belle, très jeune, dont il était amoureux fou…
La saison de chasse ayant été très fructueuse, il chargea son traîneau de toutes les fourrures pour aller les vendre à la ville voisine. Les peaux étant d'une très belle qualité, il put les échanger à un bon prix, acheter tout ce qu'il fallait pour la survie de son village et le bien-être de chacun, car c'était un homme juste et bon.
Après tous ces achats, il lui resta une peau de renard blanc et il vit, dans un coin du magasin, un miroir en métal poli. Dans son village où l'on vivait depuis des millénaires sous la tente, il n'y avait jamais eu de mémoire de chasseurs, aucun miroir. Aussi pensa-t-il faire plaisir à sa femme, qui était comme vous le savez " belle comme un rêve ", en échangeant la peau de renard blanc contre le miroir poli.
Il revint au village, distribua les vivres et les objets ramenés de la ville équitablement entre tous les chasseurs, ne gardant pour lui que le miroir enveloppé dans sa chemise, qu'il déposa au pieds de sa femme.
Celle-ci se pencha sur le paquet, ouvrit la chemise, reconnut l'odeur de son mari, s'arrêta stupéfaite, éclata en sanglots, puis prit son manteau, ses raquettes de neige et s'enfuit sans un mot jusqu'au village de sa mère.
Cette dernière s'étonna de la visite de sa fille. Celle-ci entre deux sanglots murmura :
  • Mon mari ne m'aime plus. Il est parti à la ville comme chaque année, vendre ses fourrures. Comme chaque année depuis toujours, il a rapporté tout ce qu'il fallait pour le village. Il n'a oublié personne.
Mais dans sa chemise, il a ramené une femme merveilleuse, très jolie, séduisante comme un matin de printemps. Elle avait même son odeur, je l'ai reconnue. C'est bien le signe qu'il ne m'aime plus.
Sa mère, qui était une femme d'expérience, car elle avait beaucoup vécu, lui dit :
  • Viens avec moi, je veux voir qui oserait être plus belle que ma fille. Plus belle que le rêve d'un roi !
Je veux voir.
Arrivée au village des chasseurs, elle entra sous la tente du chef, reconnut la chemise de son gendre, l'ouvrit, se pencha, regarda et éclata de rire, en disant à sa fille :
  • Tu n'as rien à craindre ma chérie, elle est vieille et moche.
Oui, on ne voit ses problèmes…qu'avec ses propres yeux !
Jacques Salomé : Contes à aimer… Contes à s'aimer.
Vers vos fleurs



Liberté
Texte cueilli par Marc


Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J'écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom
Paul Eluard
Liberté de Paul Eluard



La poussière
Citation cueillie par Marc

Une souris et un éléphant courent dans la savane.

Soudain la souris se retourne et dit à l'éléphant : t'as vu toute la poussière qu'on fait !?...
Vers vos fleurs



Le Bonheur c'est,
Texte cueilli par Alexandre de Rondia

"                S'avoir s'émerveiller quel que soit son âge.
"                De rire de bon cœur en agréable compagnie.
"                De se planifier des moments de tendresse.
"                De savoir relever des défis, même si cela fait peur.
"                D'avoir assez de grandeur d'âme pour pardonner.
"                De profiter des moments de solitude,
    pour enfin faire des choses pour moi seulement.
"                De regarder un beau film et de laisser libre court à mes sentiments.
"                D'être maître de soi-même et non des autres.
"                De posséder l'humour nécessaire pour surmonter les difficultés de la vie.
"                De reconnaître que le " Négatif " existe,
    mais de décider de ne pas lui ouvrir la porte.

Quand tu as le " BONHEUR " dans ta vie, n'oublie pas de le cultiver
Pour qu'il dure longtemps.
Vers vos fleurs
Vers votre florilège
Textes et citations de 91 à 100
Les mariages d'étoiles
Une vieille légende hindoue
La paix et l'amour
Les bêtises des enfants
Un superbe site
Ne sois jamais petit
L'Albatros
Le don du sourire
Il a neigé trois fois la hauteur des maisons
Aimer la main ouverte
Vers les dix prochaines fleurs -10-
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Les mariages d'étoiles
Texte cueilli par Michèle et lu par Martine Dupire en réunion de motivation.

Les étoiles, le ciel, ont toujours fasciné les hommes et sont présents dans de nombreuses croyances populaires.
Nous vous offrons l'histoire d'un jeune berger racontant le ciel à la fille de ses maîtres.

A cet instant, une belle étoile filante glissa au-dessus de nos têtes dans la même direction comme si cette plainte que nous venions d'entendre portait une lumière avec elle.
"Qu 'est-ce que c'est ?"  me demanda Stéphanette à voix basse.
"Une âme qui rentre en paradis, maîtresse " et je fis le signe de croix.
Elle se signa aussi et resta la tête en l'air, très recueillie. Puis, elle me dit : " c'est donc vrai, berger, que vous êtes un petit peu sorciers vous autres? "  "Nullement, notre demoiselle. Mais ici, nous vivons plus près des étoiles et nous savons ce qui s'y passe mieux que les gens de la plaine." 
Elle regardait toujours en haut, la tête appuyée dans la main entourée de peaux de mouton comme un petit pâtre céleste : "Qu'est-ce qu 'il y en a ! Que c'est beau. Jamais je n'en avais tant vues... Est-ce que tu sais leurs noms, berger? "
"Mais oui, maîtresse... ! Juste au-dessus, voilà le Chemin de Saint Jacques (La Voie Lactée). Il va de France droit sur l'Espagne. C'est Jean de Galice qui l'a tracé pour montrer la route à ce brave Charlemagne lorsqu'il faisait la guerre aux Sarrasins.
Plus loin, vous avez le Char des Ames (La Grande Ourse) avec ses quatre essieux resplendissants. Les trois étoiles qui sont devant vous sont les Trois Bêtes et cette toute petite contre la troisième, c'est le Charretier.
Voyez-vous tout autour cette pluie d'étoiles qui tombe? Ce sont les âmes dont le bon Dieu ne veut pas chez lui...
Un peu plus loin, voici le Râteau ou les Trois Rois (Orion). C'est ce qui nous sert d'horloge à nous autres. Rien qu'en les regardant, je sais maintenant qu'il est minuit passé.
Un peu plus bas, toujours vers le Midi, Jean de Milan, le flambeau des astres (Sirius). Sur cette étoile-là, voici ce que les bergers racontent : Il paraît qu'une nuit, Jean de Milan avec les Trois Rois et la Poussinière (La Pléiade) furent invités à la noce d'une étoile de leurs amies.
La Poussinière, la plus pressée, partit la première tout au fond du ciel. Les Trois Rois coupèrent plus bas et la rattrapèrent. Mais ce paresseux de Jean de Milan qui avait dormi trop tard, resta tout à fait derrière et, furieux, leur lança son bâton pour les arrêter. C'est pourquoi les Trois Rois s'appellent aussi le Bâton de Jean de Milan...
Mais la plus belle des étoiles, c'est la nôtre, c'est l'Etoile du Berger qui nous éclaire à l'aube quand nous sortons le troupeau et aussi le soir, quand nous le rentrons. Nous la nommons Maquelonne, la belle Maquelonne qui court après Jean de Provence (Saturne) et se marie avec lui tous les sept ans.

"Comment, berger !  Il y a aussi des mariages d'étoiles ?..."
  Les Étoiles d'Alphonse Daudet
Vers vos fleurs




Une vieille légende hindoue
Texte cueilli par Michèle


Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre." Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera."

Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans." Mais Brahma répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

Alors les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."

Alors Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.
Vers vos fleurs



La paix et l'amour.
Citation cueillie par Marc

Nous ne voulons pas de richesses.
Nous voulons la paix et l'amour.
Sagesse indienne
Vers vos fleurs



Les bêtises des enfants
Texte cueilli dans le site de Carole Braéckman ci-dessous


Il y a peu, j'étais au parc. J'entends un hurlement qui m'a glacée !
Je me retourne.
Un petit filait droit sur une flaque d'eau !
Quelle horreur !
Des mômes qui ne peuvent jamais faire leurs expériences, vont devenir des adultes qui vont tout tenter !
Laissez-les donc patouiller dans la gadoue !
Et si vous avez été un(e) enfant trop surveillé(e), autorisez-vous à aller faire voler les feuilles d'automne humides, vous laisser envahir par leur odeur forte, vous laisser salir par leur putréfaction en marche... Bon-heur !
Puissent ces innocentes désobéissances vous garder de transgressions plus graves...
Carole Braéckman
Vers vos fleurs



Vers un superbe site...

Une fois n'est pas coutume, je vous propose un superbe site avec des bonnes heures de lecture et des bonheurs de lecteur : http://www.lhibiscus.fr/-Coucous-.html

Je vous laisse commencer par la fin !
Vers vos fleurs




Ne sois jamais petit
Citation cueillie par Alain L'Huillier/Everest/11.91
Ne sois jamais petit,
Trompe-toi si tu veux
Mais engage-toi
Pour tout ce que tu crois juste.
Yves Montand
Vers vos fleurs



L'Albatros
Texte cueilli par Marc

Souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.
Charles Baudelaire
Vers vos fleurs



Le don du sourire
Texte cueilli par Michèle

Il ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit celui qui le reçoit
sans appauvrir celui
qui le donne
il ne dure qu'un instant
mais son souvenir
est parfois immortel
Un sourire c'est du repos
pour l'être fatigué, du courage
pour l'âme abattue, de la
consolation pour le cœur endeuillé.
C'est un véritable antidote
que la nature tient en réserve
pour toutes les peines.
Et si l'on refuse
le sourire que vous méritez
soyez généreux, donnez le vôtre.
Nul, en effet, n'a autant besoin
d'un sourire que celui qui ne sait
pas en donner aux autres.
Vers vos fleurs



Il a neigé trois fois la hauteur des maisons.
Texte cueilli par Marc

Il a neigé trois fois la hauteur des
maisons.
Il a plu quatre fois comme l'anse est
profonde.
Le vent a fait trois fois cent fois le tour
du monde.
Le soleil a poli des siècles
de saisons.
Et mes amours sont demeurées
les mêmes.
Je t'aime.
[ Poème de présentation de la chanson "Quand la tendresse vient..." ] Gilles Vigneault
Vers vos fleurs



Aimer la main ouverte
Texte cueilli par Michèle

Cette semaine, en parlant avec un ami, je me suis rappelé une histoire que j'ai
entendue raconter cet été.
"Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de
son cocon, et voulant l'aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments
pour dégager une ouverture. Le papillon libéré, sortit du cocon et battit des
ailes mais ne put s'envoler. Ce qu'ignorait cette personne compatissante, c'est
que c'est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes
peuvent devenir suffisamment fortes pour l'envol. Sa Vie raccourcie, il la passa
à terre. Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement."
Apprendre à aimer la main ouverte est une toute autre démarche.
C'est un apprentissage qui a cheminé progressivement en moi, façonné dans
les feux de la souffrance et les eaux de la patience. J'apprends que je dois
laisser libre quelqu'un que j'aime, parce que si je m'agrippe, si je m'attache, si
j'essaie de contrôler, je perds ce que je tente de garder.
Si j'essaie de changer quelqu'un que j'aime, parce que je sens que je sais
comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux, le droit
d'être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de
vivre.
Chaque fois que j'impose mon désir ou ma volonté, ou que j'essaie d'exercer
un pouvoir sur une autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de
sa croissance et de sa maturation. Je la brime et la contrecarre par mon acte de
possession, même si mes intentions sont les meilleures.
Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté, pour
protéger quelqu'un. Et une protection et une sollicitude excessives peuvent
signifier à une autre personne plus éloquemment que des mots : Tu es
incapable de t'occuper de toi-même, je dois m'occuper de toi parce que tu
m'appartiens. Je suis responsable de toi.
Au fur et à mesure de mon apprentissage et de ma pratique, je peux dire à
quelqu'un que j'aime :
"Je t'aime, je t'estime, je te respecte et j'ai confiance en toi. Tu as en toi (ou
tu peux développer) la force de devenir tout ce qu'il t'est possible de devenir, à
condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin. Je t'aime, tant que
je peux te laisser la liberté de marcher à côté de moi, dans la joie et dans la
tristesse. Je partagerai tes larmes, mais je ne te demanderai pas de ne pas
pleurer. Je répondrai si tu as besoin de moi, je prendrai soin de toi, je te
réconforterai, mais je ne te soutiendrai pas quand tu pourras marcher tout seul.
Je serai prête à être à tes côtés dans la peine et la solitude, mais je ne les
éloignerai pas de toi. Je m'efforcerai d'écouter ce que tu veux dire, avec tes
paroles à toi, mais je ne serai pas toujours d'accord avec toi.
Parfois, je serai en colère, et quand je le serai, j'essaierai de te le dire
franchement, de façon à ne pas avoir besoin d'être irritée de nos différences, ni
de me brouiller avec toi. Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que
tu dis, parce qu'il y a des moments où je dois m'écouter moi-même, prendre
soin de moi. Quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai
l'être."
J'apprends à dire cela à ceux que j'aime et qui sont importants pour moi, que
ce soit avec des mots ou par ma façon d'être avec les autres et avec moi-même.
Voilà ce que j'appelle aimer la main ouverte.
Je ne peux pas toujours m'empêcher de mettre mes mains dans le cocon...
mais j'y arrive mieux, beaucoup mieux depuis que je me respecte aussi.
Ruth SANFORD
Vers vos fleurs
Vers votre florilège
Textes et citations de 101 à 110
Hommage à Sébastien : Le papillon
Personne ne se souviendra de tes pensées secrètes
Les dix commandements paradoxaux
La vie ne nous donne pas
Levez-vous avec les poules
Les chacals et l'éléphant
Une échelle est devant toi
L'avenir en 1972
Ouï-dire
Ouï-dire
Vers les dix prochaines fleurs -11-
Vers vos dix précédentes fleurs



Le papillon
Texte récité par Thérèse à la réunion de motivation du 6 novembre 2009 en hommage à son fils

Un jour, je me souviens d'un papillon perdu
Dans la multitude des fleurs de mon jardin.
Il y avait du soleil, c'était un matin.
Il s'installa sur mon épaule, à mon insu.

D'un léger battement de ses ailes soyeuses,
Il se posa sur ce terrain d'atterrissage
Improvisé, explorant les plis du corsage
Qui protégeait si peu ma peau fine et laiteuse.

Il se sentait chez lui après tant d'aventures
Misérables et sans aucun lendemain, heureux
De trouver un soutien lisse et chaud. La courbure
De son appui était un coussin bien moelleux.

J'avais peur de bouger et de rompre le charme.
Sa caresse était douce, et moi, j'étais sans armes.
Le bout de son aile, en effleurant mon épaule,
A glissé dans mon cœur une fleur en corolle.

Une fleur aux  senteurs suaves et exquises,
J'étais prise au piège, l'amour m'avait surprise.
Le joli papillon m'avait ensorcelée !
Je me suis laissé faire, j'étais très troublée.

En écoutant le doux murmure de sa voix,
J'ai senti dans mon âme, une joie délicieuse.
Les pieds et poings liés, je n'étais que la proie
D'un rêve éphémère, d'images merveilleuses.

Je n'avais pas vu qu'il y avait de l'orage
Et que le papillon avait peur des éclairs.
Alors, sans crier gare, il a fait ses bagages
Fuyant sous les rafales du vent en colère.

Il a quitté l'abri douillet de mon épaule
Laissant dans son sillage un goût de vitriol,
Arrachant de mon cœur la fleur qui y dormait,
Mon âme mise à nue n'est qu'une énorme plaie.

Depuis, j'erre éperdue, cherchant mon papillon,
Mais plus aucune trace, il s'est bien envolé.
Il a percé mon cœur avec son aiguillon,
Et de mes yeux, des larmes de sang ont coulé.

Sans lui, mon épaule est vide ; Il n'a pas compris
Que l'amour chasse les malheurs et les chagrins.
Il suffisait d'y croire, de tendre la main,
Pour une éternité, jusqu'au bout de sa vie.
Jeanine Biehler

Vers vos fleurs



Personne ne se souviendra de tes pensées secrètes
Texte cueilli par Marc

Si pour un instant Dieu m'offrait un morceau de vie, je profiterais de ce temps le plus possible …
Je suppose que je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais à tout ce que je dis.
Je donnerais une valeur aux choses, pour ce qu'elles signifient.
Je dormirais peu, je rêverais plus, je crois que chaque minute passée les yeux fermés représentent soixante secondes en moins de lumière.
Je marcherais quand les autres s'arrêtent, je me réveillerais quand les autres dorment.
Aux hommes, je leur prouverais combien ils se trompent en pensant qu'ils cessent d'être amoureux en vieillissant, sans savoir qu'ils vieillissent en cessant d'être amoureux.
Je donnerais des ailes à un enfant, mais je le laisserais apprendre à voler seul. J'enseignerais aux vieux que la mort ne vient pas avec l'âge mais avec l'oubli.
J'ai appris tant de choses des hommes …
J'ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne, sans savoir que le véritable bonheur c'est dans la manière de l'escalader.
J'ai appris que quand un nouveau-né serre fort de son petit poing, pour la première fois, la main de son père, il le retient pour toujours.
J'ai appris qu'un homme n'a le droit d'en regarder un autre de haut que pour l'aider à se lever.
Dis toujours ce que tu ressens, fais ce que tu penses.
Il y a toujours un lendemain, et la vie nous donne une autre occasion de faire bien des choses : mais si jamais je n'ai plus que ce jour, j'aimerais dire à tous ceux que j'aime combien je les aime.
Le lendemain n'est garanti à personne, qu'il soit jeune ou vieux …
Aujourd'hui peut … être le dernier jour où tu vois ceux que tu aimes.
N'attends pas, fais-le aujourd'hui, car, si demain ne vient pas, tu regretteras de n'avoir pas pris le temps d'un sourire, d'une caresse, d'un baiser, trop occupé que tu étais.
Garde près de toi ceux que tu aimes, dis-leur à l'oreille combien tu as besoin d'eux, aime-les et traite-les bien, prends le temps de dire "je regrette", "pardonne-moi, s'il te plaît", "merci", et tous les mots d'amour que tu connais.
Demande au Seigneur la force et la sagesse de les exprimer.
Car personne ne se souviendra de tes pensées secrètes.
Il faut qu'elles soient dites … avant que tout soit consommé …
Lettre d'adieu de Gabriel Garcia Marquez avant sa mort
Vers vos fleurs



Les dix commandements paradoxaux
Texte cueilli par Alexandre de la section Rondia

I.                Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques.
Aimez-les quand même.

II.                Si vous êtes désintéressé, les gens vous prêteront des motifs égoïstes et calculateurs.
Soyez désintéressé quand même.

III.                Si vous réussissez, vous gagnerez de faux amis et de vrais ennemis.
Réussissez quand même.

IV.                Le bien que vous faites aujourd'hui, sera oublié demain.
Faites le bien quand même.

V.                L'honnêteté et la franchise vous rendent vulnérable.
Soyez honnête et franc quand même.

VI.                Ceux qui voient grand peuvent être anéantis par les esprits les plus mesquins.
Voyez grand quand même.

VII.                Les gens aiment les petites gens, mais préfèrent les puissants.
Luttez pour les petites gens quand même.

VIII.                Ce que vous avez mis des années à bâtir peut être détruit du jour au lendemain.
Bâtissez quand même.

IX.                Les gens ont besoin d'être secourus, mais certains se retourneront contre vous si vous les aidez.
Aidez les quand même.

X.                Si vous donnez au monde le meilleur de vous-même, vous risquerez d'y laisser des plumes.
Donnez le meilleur quand même.
Kent M. Keith  1968

L'auteur Kent M. Keith  a  écrit les dix commandements paradoxaux en 1968,  à l'âge de 19 ans .
Pendant 25 ans il a continué à écrire.
Et c'est en 1997, lors d'une réunion du Rotary Club, il était de coutume de commencer la réunion par un texte à portée morale ou spirituelle .
Le président annonça qu'il allait lire un poème attribué à la célèbre religieuse, Mère Térésa.
Or, tandis que j'écoutais les yeux baissés , je reconnus des phrases qui m'étaient très familières.
Je demandai à cet ami le titre de l'ouvrage dans lequel il avait trouvé ce passage.
Il s'agissait de 8 des 10 commandements paradoxaux que j'avais publiés 25 ans plus tôt.
Ce texte était placardé sur le mur de Shishou Bhâvanâ en Inde 
Le foyer des enfants de Mère Térésa à Calcutta
Ces commandements avait fait le tour de la terre.
Le florilège



La vie ne nous donne pas
Citation cueillie par Geneviève Voisine/Crescendo/ 28 mai 1993

La vie ne nous donne pas
Ce qu'en attendent d'elle les enfants capricieux,
Mais seulement ce que lui arrache de force
Les courageux et les audacieux
Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine 1826.1889 dans " Les esquisses provinciales "
Vers vos fleurs



Levez-vous avec les poules.
Texte cueilli par Michèle 

Voici une stratégie qui a permis à bon nombre de personnes de trouver à la fois une certaine quiétude et une vie plus riche de sens.
Le matin, la plupart des gens tombent du lit, sautent sous la douche puis dans leurs vêtements, avalent une tasse de café et prennent la porte. A la fin de la journée, ils rentrent du travail le nez par terre, épuisés.
Même chose ou presque pour les mère au foyer. A peine levées, elle doivent s'occuper des enfants puis de la maison, c'est-à-dire du confort de tous…
Que vous travailliez à l'extérieur ou chez vous, lorsque la journée est finie, vous êtes souvent trop fatigués pour profiter du temps qui vous reste. Vous optez alors pour la solution de facilité : ''Le sommeil me redonnera des forces.'' Autrement dit, vous passez votre temps libre à dormir ! A longueur de mois et d'années, ce rythme crée en vous un manque profond.
Non, la vie ne se résume pas à travailler, à s'occuper des enfants et à dormir.           
Essayer de porter un regard différent sur votre fatigue : le manque d'épanouissement personnel et la sensation d'être constamment débordé ne contribuent-ils pas à la renforcer ?
Contrairement à ce qu'on croit généralement, un peu moins de sommeil et un peu plus de temps pour vous pourraient bien être le remède idéal à votre problème.
Une heure ou deux privilégiées - avant même de commencer votre journée -, voilà un moyen formidable d'améliorer votre vie. En ce qui me concerne, je me lève entre 3, 4 heures du matin. Après avoir siroté mon café, je fais une petite séance de yoga et une autre méditation. Puis je monte dans mon bureau pour écrire. Ou bien je lis un chapitre ou deux d'un bon livre. Parfois, je reste assise à ne rien faire. Presque toujours, je marque une pause pour regarder le soleil se lever par dessus la montagne. Le téléphone ne sonne jamais, personne ne me demande rien, et je n'ai aucune obligation dans mon programme. C'est incontestablement le moment le plus calme de la journée. 
Lorsque mon mari et mes deux fils se lèvent, j'ai 1'impression d'avoir eu ma dose de liberté et de loisirs. Quelles que soient par ailleurs les obligations qui m'attendent, je ne me sens pas volée, je n'ai pas comme beaucoup la sensation que ma vie ne m'appartient plus. Cela me rend plus disponible pour ma famille et tous ceux qui ont besoin de moi.
De nombreuses personnes m'ont dit que le seul fait de devenir matinal avait produit un changement radical dans leur vie.     
Pour la première fois, ils pouvaient se consacrer à des activités sans cesse repoussées : Tout à coup, ils lisaient des livres, ils pratiquaient la méditation, ils admiraient le lever du soleil. La plénitude que vous ressentez compense largement le sommeil manquant. Au pire, éteignez la télévision une ou deux heures plus tôt le soir et allez vous couchez. 
Le monde appartient à celui qui se lève tôt.     
Vers vos fleurs



Les chacals et l'éléphant.
Texte cueilli par Nicole

Les chacals avaient mangé toute la chair morte de la forêt, et ne trouvaient plus rien pour se nourrir. Un vieux chacal médita sur le moyen de se procurer des vivres.
Il alla trouver l'éléphant et lui dit :
  • Nous avions un tsar, mais il devint si bête, qu'il nous donnait des ordres impossibles à exécuter. Nous voulons aujourd'hui nommer un autre tsar, et mon peuple m'envoie te chercher; chez nous, la vie est douce, nous t'obéirons en tout, nous t'honorerons, viens dans notre royaume !
L'éléphant consentit et suivit le chacal. Celui-ci l'emmena dans un marécage, où l'éléphant s'embourba.
Et le chacal lui dit :
  • Maintenant, commande ! Nous sommes prêts à exécuter tes ordres.
L'éléphant répondit :
  • J'ordonne que vous me retiriez de là !
Le chacal se mit à rire et reprit :
  • Prends ma queue avec ta trompe, et je vais te retirer tout de suite.
L'éléphant surpris répliqua :
  • Tu ne peux me retirer avec ta queue !
  • Pourquoi donc ordonner ce qu'il est impossible d'exécuter ? reprit le chacal; c'est précisément pour cela que nous avons renvoyé notre premier tsar.
L'éléphant périt dans le marécage, et les chacals le dévorèrent.
Léon Tolstoï
Vers vos fleurs



Une échelle est devant toi
Citation cueillie par Marc

A l'instant où tu es venu au monde,
une échelle est devant toi.
Cette ascension n'est pas celle d'un homme vers la lune
mais celle de la canne à sucre jusqu'au sucre.
Djalâl-ud-Dîn Rumî 
http://ritesislam.suite101.fr/article.cfm/djalaluddin_rumi_maitre_soufi_et_poete
Vers vos fleurs



L'Avenir
Texte étonnant de clairvoyance transcrit d'une interview de Claude Lévi-Strauss en 1972. Cueilli par Marc dans le journal Le Monde le surlendemain du décès de l'ethnologue (30.10.09).

  Je ne peux pas dire que je me sens particulièrement à mon aise dans le siècle où le hasard m'a fait naître et que la manière dont il évolue ne me donne pas à penser que, sinon moi-même, mais mes descendants s'y sentiront davantage à leur aise que moi. (...)

J'ai le sentiment d'un monde qui tend à devenir surpeuplé, là même où il ne l'est pas encore ailleurs, parce que la densité même de la population se trouve démultipliée par l'accélération des moyens physiques de communication et des moyens intellectuels de communication.

Enfin, nous avons tendance à devenir de plus en plus des consommateurs, et des consommateurs boulimiques, des richesses qui nous entourent, qu'il s'agisse des richesses concrètes de l'univers et que nous détruisons en les consommant, ou des richesses intellectuelles que nous absorbons avec une intensité, une rapidité beaucoup plus grandes que nous ne parvenons à les renouveler. 

Enfin, il nous faut toujours un musée imaginaire, et le fait que l'expression soit née de notre temps est significatif; qu'il nous faille à chaque seconde avoir à notre disposition tout le capital intellectuel que l'humanité s'est trouvée avoir produit dans toute son étendue depuis son origine, et que cela nous suffise à peine pour nos besoins, me semble inquiétant pour un avenir qui, enfin, dans la perspective où je me place, exigerait bien davantage cet équilibre entre, disons, la communication et la non-communication, qui a été le caractère des grandes époques créatrices.

Nous nous posons constamment le problème d'établir de meilleures communications entre les hommes.

Peut-être aussi une certaine surdité est-elle féconde du point de vue de la création véritable...

Les grandes époques ont été celles où les hommes communiquaient suffisamment pour pouvoir se féconder réciproquement et où, en même temps, la communication se trouvait freinée et ralentie de manière assez substantielle pour qu'ils puissent tirer pleinement profit des avantages de la communication proprement dite.

Enfin, disons, un monde où des Descartes, des Leibniz pouvaient communiquer entre eux, bien sûr, mais où les lettres mettaient plusieurs semaines à parvenir, était un monde peut-être mieux équilibré que celui où nous vivons aujourd'hui.…
Dixit Claude Lévi-Strauss, ORTF 1972
Vers vos fleurs



Ouï-dire
Texte cueilli par Michèle

Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement. Par exemple, le verbe "OUÏR".
Le verbe ouïr, au présent, ça fait : J'ois... j'ois...
Si au lieu de dire " j'entends ", je dis " j'ois ", les gens vont penser que ce que j'entends est joyeux...
alors que ce que j'entends peut être particulièrement triste.
Il faudrait préciser : " Dieu, que ce que j'ois est triste ! "
J'ois... Tu ois... Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ? Il oit...
Oyons-nous ? Vous oyez... Ils oient. C'est bête !
L'oie oit. Elle oit, l'oie ! Ce que nous oyons, l'oie l'oit-elle ?
Si au lieu de dire " l'oreille " on dit " l'ouïe ", alors : l'ouïe de l'oie a ouï.
Pour peu que l'oie appartienne à Louis : " L'ouïe de l'oie de Louis a ouï. "
" Ah oui ? Et qu'a ouï l'ouïe de l'oie de Louis ? "
" Elle a ouï ce que toute oie oit... "
" Et qu'oit toute oie ? "
" Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois, toute oie oit : ouah ! ouah ! Qu'elle oit, l'oie !... "

Au passé, ça fait : J'ouïs... J'ouïs ! Il n'y a vraiment pas de quoi !
Raymond Devos.
Ouï-dire



Le porteur d'eau et les deux jarres
Texte cueilli par Nicole pour la réunion de motivation du 6/11/09


Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues aux deux extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules.

L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route.
Cela dura deux ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages.
Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.
Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable.
Au bout de deux ans de ce qu'elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.
"Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."
"Pourquoi ?" Demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"
"Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts", lui dit la jarre abîmée.
Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion, répondit: "Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin".
Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau.
Le porteur d'eau dit à la jarre "T'es-tu rendu compte qu'il n'y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite?
C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti. J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. Pendant deux ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses. "
Vers vos fleurs
Vers votre florilège
Textes et citations de 111 à 120
What a wonderful world
Si tu as envie d'une île
Rappelle-toi
Rappelle-toi
Bien faire ce quel'on fait
L'espérance en l'homme
A tous les parents "méchants" !!!
Sagesse d'Asie
Alors la paix viendra
Il changeait la vie
Vers les dix prochaines fleurs -12-
Vers vos dix précédentes fleurs



What a wonderful world
Très beau CD confié par Martine Lemaire. Interprète Stacey Kent.

I see trees of green, red roses too
I see them bloom for me and you
And I think to myself what a wonderful world.

I see skies of blue and clouds of white
The bright blessed day, the dark sacred night
And I think to myself what a wonderful world.

The colors of the rainbow so pretty in the sky
Are also on the faces of people going by
I see friends shaking hands saying how do you do
They're really saying I love you.

I hear babies cry, I watch them grow
They'll learn much more than I'll never know
And I think to myself what a wonderful world
Yes I think to myself what a wonderful world.
               

Quel Monde Merveilleux
Je vois des arbres de vert, de rouges roses aussi
Je les vois fleurir pour toi et moi
Et je me dis en moi-même quel monde merveilleux

Je vois des cieux de bleu et des nuages de blanc
La claire journée bénie, la noire nuit sacrée
Et je me dis en moi-même quel monde merveilleux

Les belles couleurs de l'arc-en-ciel à travers le ciel
Sont aussi sur les visages des gens qui passent
Je vois des amis se serrer la main en se demandant comment vont les choses
Ils se disent vraiment je t'aime

J'entends des bébés pleurer, je les regarde grandir
Ils vont apprendre beaucoup plus que je ne saurai jamais
Et je me dis en moi-même quel monde merveilleux
Oui, je me dis en moi-même quel monde merveilleux
Vers vos fleurs



Si tu as envie d'une île
Très beau texte sur les livres envoyé par mon filleul Antoine

Si tu as envie d'une île.
Du soleil qui brille.
C'est facile :
Prends un livre.
Les livres livrent des îles à domicile.
Si tu as envie,
D'une autre vie,
D'une lune qui grise,
C'est possible :
Les livres livrent
D'impossibles vies
A l'infini.
Si tu as envie
Qu'il soit midi à minuit,
Tu es libre.
Lignes de vie
Les livres délivrent.
De Joe Hoestlandt.
http://www.ricochet-jeunes.org/auteurs/recherche/2413-jo-hoestlandt

Vers vos fleurs



Peu importe
Citation cueillie par Marc

Peu importe
Si le début
Paraît petit.
Henry David Thoreau
Peu importe...



Rappelle-toi
Texte cueilli par Michèle

Que si un rien fait souffrir
un rien aussi fait plaisir...
Que tu peux être semeur
d'optimisme, de courage, de confiance...
Que ta bonne humeur peut égayer la vie des autres...
Que tu peux, en tout temps, dire un mot aimable...
Que ton sourire non seulement t'enjolive,
mais qu'il embellit l'existence de ceux qui t'approchent...
Que tu as des mains pour donner
et un coeur pour pardonner...
Thomas Merton
Rappelle-toi...



Bien faire ce que l'on fait
Texte cueilli par Michèle

De toutes parts, nous sommes appelés à travailler sans repos afin d'exceller dans notre carrière. Tout le monde n'est pas fait pour un travail spécialisé ; moins encore parviennent aux hauteurs du génie dans les arts et les sciences ; beaucoup sont appelés à être travailleurs dans les usines, les champs et les rues.
Mais il n'y a pas de travail insignifiant. Tout travail qui aide l'humanité a de la dignité et de l'importance. Il doit donc être entrepris avec une perfection qui ne recule pas devant la peine. Celui qui est appelé à être balayeur de rues doit balayer comme Michel-Ange peignait ou comme Beethoven composait, ou comme Shakespeare écrivait. Il doit balayer les rues si parfaitement que les hôtes des cieux et de la terre s'arrêteront pour dire : "Ici vécut un grand balayeur de rues qui fit bien son travail."
C'est ce que voulait dire Douglas Mallock quand il écrivait :
"Si tu ne peux être pin au sommet du coteau,
Sois broussaille dans la vallée.
Mais sois la meilleure petite broussaille
Au bord du ruisseau.
Sois buisson, si tu ne peux être arbre.
Si tu ne peux être route, sois sentier ;
Si tu ne peux être soleil, sois étoile ;
Ce n'est point par la taille que tu vaincras ;
Sois le meilleur, quoi que tu sois."
Examinez-vous sérieusement afin de découvrir ce pour quoi vous êtes faits, et alors donnez-vous avec passion à son exécution. Ce programme clair conduit à la réalisation de soi dans la longueur d'une vie d'homme.
Martin Luther King
Vers vos fleurs



L'espérance en l'homme
Texte cueilli par Marc dans le "Psychologie" de novembre 09 : Claude Nougaro oscillait entre désarroi et amour intense de la vie. C'est l'espérance en l'homme qui a pris le dessus.

Il arrive que cette vie si cruelle et tordue
S'ouvre sur un jardin d'odeurs comme en avaient les fleurs.
Extrait de la chanson de Nougaro "L'espérance en l'homme" album "La note bleue".
Vers vos fleurs



A tous les parents "méchants" ! ! !
Texte cueilli par Geneviève Voisine



Un jour, quand mes enfants seront assez vieux,
pour comprendre la logique qui motive un parent,
je vais leur dire, comme mes parents méchants m'ont dit:

Je t'ai aimé assez pour te demander où tu allais,
avec qui, et quand tu serais de retour à la maison...

Je t'ai aimé assez pour être patiente
jusqu'à ce que tu découvres
que ta nouvelle meilleure amie ou ton grand copain,
n'était pas fréquentable...

Je t'ai aimé assez pour me tenir plantée là
dans le cadre de porte pendant deux heures
tandis que tu nettoyais ta chambre,
une affaire de 15 minutes en principe !

Je t'ai aimé assez pour te laisser voir la colère,
la déception et les larmes dans mes yeux.
Les enfants doivent apprendre
que leurs parents ne sont pas parfaits.

Je t'ai aimé assez pour te laisser assumer
la responsabilité de tes actions
même lorsque les pénalités étaient si dures
qu'elles ont presque brisé mon cœur.

Mais surtout, je t'ai aimé assez pour dire NON
même quand je savais que tu me détesterais pour ça.
Telles étaient les batailles les plus difficiles de toutes.

Je suis heureuse de les avoir gagnées,
parce qu'à la fin, tu y as gagné aussi.

Et un jour, quand tes enfants seront assez vieux
pour comprendre la logique
qui motive des parents "méchants",
tu leur diras :

Vos parents étaient ils méchants?

Les miens l'étaient.

J'ai eu les parents les plus méchants du monde entier !

Pendant que d'autres enfants mangeaient des sucreries pour les repas,
j'ai dû manger des céréales, des œufs, et des légumes.

Quand d'autres ont eu du Coca et des hamburgers pour le dîner,
j'ai dû manger de la viande, du fromage,
des crudités et des fruits...
Sans oublier toutes ces crêpes et gâteaux
que ma maman nous a faits...

Et vous pouvez deviner que ma mère m'a fait des dîners
qui étaient différents de celui des autres enfants.

Mes parents ont insisté pour savoir où j'étais en tout temps.

On aurait pu croire que j'étais enfermée dans une prison.

Ils devaient savoir qui mes amis étaient et ce que je faisais avec eux.

Ils insistaient si je disais que je serais partie pour une heure,
pour que ce soit seulement une heure ou moins..

J'avais honte de l'admettre, mais mes parents ont enfreint la loi sur la
protection des enfants concernant le travail en me faisant travailler.


J'ai dû faire la vaisselle, mon lit (quelle horreur!),
apprendre à faire la cuisine, passer l'aspirateur,
faire mon lavage, vider les poubelles
et toutes sortes d'autres travaux cruels.

Je pense qu'ils se réveillaient la nuit pour imaginer
de nouvelles tâches à me faire faire...

Ils ont toujours insisté pour que je dise la vérité,
juste la vérité et rien que la vérité.
Au moment où je suis devenue adolescente,
ils pouvaient lire dans mon esprit
et avaient des yeux tout autour de la tête.

Puis, la vie est devenue vraiment dure !

Mes parents ne laissaient pas mes amis juste klaxonner
quand ils venaient me chercher.
Ils devaient venir à la porte pour qu'ils puissent les rencontrer.

Pendant que chacun pouvait fréquenter un ou une petit(e) ami(e)
quand ils avaient 12 ou 13 ans,
j'ai dû attendre d'en avoir 16.

À cause de mes parents,
j'ai manqué beaucoup de choses
que d'autres enfants ont expérimentées.

Je n'ai jamais été prise pour vol à l'étalage, vandalisme,
alcoolisme, ni même arrêtée pour tout autre crime.

C'était "tout de leur faute".

Maintenant que j'ai quitté la maison,
je suis instruite et une adulte honnête.

Je fais de mon mieux
pour être un parent méchant
comme mes parents l'étaient.

Je pense que c'est ce qui ne va pas avec le monde aujourd'hui. Il n'y a pas assez de parents méchants!
Vers vos fleurs



Sagesse d'Asie
Diaporama cueilli par Marc
Sagesse d'Asie



Alors la paix viendra
Texte cueilli par Brigitte Li. à l'occasion de ses voeux 2010
Alors, la paix viendra…
Si tu crois qu'un sourire est plus fort qu'une arme,
Si tu crois à la puissance d'une main offerte,
Si tu sais regarder l'autre avec un brin d'amour,
Si tu sais préférer l'espérance au soupçon,
Si tu estimes que c'est à toi de faire le premier pas,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
Si pour toi l'étranger est un frère qui t'est proposé,
Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour,
Si tu peux accepter qu'un autre te rende service,
Si tu partages ton pain et que tu sais y joindre un morceau de ton cœur,
Si tu crois qu'un pardon va plus loin qu'une vengeance,
Si tu peux écouter un malheureux qui te fait perdre de ton temps et lui garder le sourire,
Si tu sais accueillir un avis différent que le tien,
Si pour toi l'autre est d'abord un frère,
Si tu crois que la paix est possible
Alors viendra la paix !
Auteur : Pierre Quilbert                                                                
Vers vos fleurs



Il changeait la vie
Texte cueilli par Michèle
               
C'était un cordonnier, sans rien d'particulier
Dans un village dont le nom m'a échappé
Qui faisait des souliers si jolis, si légers
Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porter

Il y mettait du temps, du talent et du cœur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
Et loin des beaux discours, des grandes théories
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui
Il changeait la vie

C'était un professeur, un simple professeur
Qui pensait que savoir était un grand trésor
Que tous les moins que rien n'avaient pour s'en sortir
Que l'école et le droit qu'a chacun de s'instruire

Il y mettait du temps, du talent et du cœur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
Et loin des beaux discours, des grandes théories
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui
Il changeait la vie

C'était un p'tit bonhomme, rien qu'un tout p'tit bonhomme
Malhabile et rêveur, un peu loupé en somme
Se croyait inutile, banni des autres hommes
Il pleurait sur son saxophone

Il y mit tant de temps, de larmes et de douleur
Les rêves de sa vie, les prisons de son coeur
Et loin des beaux discours, des grandes théories
Inspiré jour après jour de son souffle et de ses cris
Il changeait la vie
Auteur : Jean-Jacques Goldman
Il changeait la vie
Vers votre florilège
Textes et citations de 121 à 130
Hommages
Emincés de "pourquoi vivre" en 50 phrases
L'homme meurt...
Je t'aime pour toutes les femmes...
La cithare du bonheur
Médecine.
Ensemble
Heureux qui, comme Ulysse...
La réussite
Le droit d'exister
Vers les dix prochaines fleurs -13-
Vers vos dix précédentes fleurs



Hommages
Texte cueilli par Michèle

Je voudrais rendre hommage à ceux qui m'ont fait vivre
En rallumant l'espoir un jour à l'horizon
Leur dédier à chacun mon âme comme un livre
Et leur offrir à tous un vers à ma façon

Celui qui m'a ouvert le plus grand de ses vins
Pour y noyer ma peine
Celui qui m'a cité les philosophes indiens
Dont l'âme était sereine

Celui qui sans jamais prononcer le mot Dieu
M'a fait croire en les hommes
Les deux qui m'ont appris à vivre plus heureux
Par l'amour que l'on donne

Celle qui m'a dit un jour que son amour pour moi
Serait toujours le même
Toi qui redessinais les lignes de ma main
Pour y glisser la tienne

Celui qui m'enseignait dans ma propre musique
A trouver l'harmonie
Celle qui m'a porté par delà ses blessures
Au sommet de ma vie

Celui qui m'a fait croire au plus fou de mes rêves
En y rêvant aussi
Ont éclairé ma route en apaisant mes doutes
Et m'ont rendu la vie

Et si j'ai pu franchir les murs de mon silence
C'est grâce à tous les gens qui m'ont ouvert le cœur
Et fait la courte échelle au sortir de l'enfance
Pour m'aider à grandir en force et en bonheur

Et c'est en remontant les douloureux méandres
En revoyant parfois le chemin parcouru
Que j'ai pu mesurer ce qu'il reste à apprendre
Effacer les tristesses et tout le temps perdu

Je voulais rendre hommage à ceux qui m'ont fait vivre
En rallumant l'espoir un jour dans ma maison
Leur dédier à chacun mon âme comme un livre
Et leur offrir à tous un vers à ma façon.
Hommages



Emincés de " pourquoi vivre ? "
en 50 phrases

Texte cueilli par Michèle

1. Vivre pour qu'un jour de grand soleil, tranquillement assis et l'esprit reposé, pouvoir admirer une fleur, un papillon...
2. Vivre pour qu'un jour de grand soleil, tranquillement assis et l'esprit reposé, pouvoir boire une bière en terrasse, un jus de fruit ou un café...
3. Vivre pour sourire à une personne que l'on aime...
4. Vivre pour essayer d'être heureux et de donner l'espoir...
5. Vivre parce que même s'il y a parfois la pluie et le mauvais temps, le soleil est toujours là...
6. Vivre parce que des personnes ont besoin de nous, de notre chaleur, de notre soutien, de nos paroles, de notre présence...
7. Vivre pour un jour se bronzer à la mer ou se promener sur les sentiers d'une montagne...
8. Vivre pour un jour connaître l'amour...
9. Vivre pour un jour jouer au football entre amis ou simplement taper dans un ballon jouant avec sa progéniture...
10. Vivre pour connaître un jour les ' joies du mariage ' sans peut-être pour autant aller jusqu'au divorce...
11. Vivre pour faire des efforts parce que vivre, bien souvent, demande des efforts encore et toujours...
12. Vivre pour surmonter ses peines et aller de l'avant...
13. Vivre pour progresser sur soi-même, prendre de ' l'arôme avec le temps '.
14. Vivre pour essayer de faire de son mieux même si le résultat n'est pas toujours à la hauteur de ses espérances...
15. Vivre pour se déplacer sur une ligne du temps et, de temps en temps, se dire : ' je n'ai pas trop mal mené ma barque... '
16. Vivre pour gagner en humilité.
17. Vivre pour essayer de trouver des solutions, des arrangements, des issues, à tout ce qui nous pose des problèmes et des difficultés.
18. Vivre pour, entre autre aussi, faire progresser le bien sur la terre et éviter si possible d'apporter de la souffrance.
19. Vivre et faire bouger des choses...
20. Vivre pour un jour partager un bon repas en famille ou entre amis.
21. Vivre pour tous les petits plaisirs de la vie, prendre un bon café, une bonne douche, une pause, un repas, discuter, écouter une belle chanson...
22. Vivre pour sentir rentrer l'air dans ses poumons et se dire ' je vis '.
23. Vivre pour grandir.
24. Vivre pour se lever, travailler, avancer, gagner sa vie...
25. Vivre pour un soir regarder un coucher de soleil, vivre pour regarder les étoiles.
26. Vivre pour apporter de l'aide à autrui, vivre pour sourire à un coeur au désespoir.
27. Vivre pour un jour mourir, vivre parce que des personnes ont souhaité que l'on vive heureux.
28. Vivre pour un jour danser et rire...
29. Vivre pour découvrir, pour apprendre, pour créer, pour innover, pour expérimenter...
30. Vivre pour s'amuser, se distraire, vivre pour voyager ...
31. Vivre pour se dépasser, pour maîtriser, vivre pour le sport...
32. Vivre pour faire des choses, vivre pour gagner des défis.
33. Vivre pour embellir sa maison, son quotidien, son look, son apparence...
34. Vivre pour séduire, vivre pour ' avoir '...
35. Vivre pour admirer, vivre pour contempler, vivre pour s'émerveiller...
36. Vivre pour sentir l'odeur de l'herbe coupée ou l'odeur de l'air après l'orage...
37. Vivre pour avoir le plaisir de se réchauffer quand on a eu froid...
38. Vivre pour partager des idées, des émotions voire des sentiments avec des gens, vivre pour l'amitié.
39. Vivre pour organiser, prévoir, planifier, obtenir des résultats, vivre pour ' avancer dans les herbes hautes '...
40. Vivre pour améliorer ses compétences, progresser et aussi s'améliorer humainement.
41. Vivre et essayer de rêver, et se dire que peut-être un jour ses rêves pourraient se réaliser.
42. Vivre pour avoir de nouveaux désirs et de nouvelles envies...
43. Vivre pour voir le sourire des personnes que l'on aime, donner à ses enfants, voir sa famille, ses proches, ses amis, le plus de monde heureux...
44. Vivre pour prendre soin du bonheur fragile.
45. Vivre et essayer de combattre l'injustice, la haine, l'oppression, les inégalités...
46. Vivre et essayer d'apporter un peu de chaleur aux gens.
47. Vivre pour plaisanter, apporter de la bonne humeur.
48. Vivre et essayer de ne pas juger.
49. Vivre et accomplir son destin, si l'on peut dire les choses ainsi...vivre pour des petits moments de joie et de plaisirs...petits moments épars mais qui peuvent redonner tout son sens à la vie...
50. Vivre pour essayer de développer son sens de l'amour et essayer d'être heureux...
Auteur : François Gagol
Hommages



L'homme meurt...
Travail de la section Energie en 9.91

L'homme meurt une première fois
quand il perd l'enthousiasme.
L'homme meurt...



Je t'aime pour toutes les femmes
Texte cueilli par Marc

Je t'aime pour toutes les femmes
Que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tout le temps
Où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large
Et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond
Pour les premières fleurs
Pour les animaux purs
Que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes
Que je n'aime pas

Qui me reflète sinon toi-même
Je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien
Qu'une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts
Que j'ai franchies
Sur de la paille
Je n'ai pas pu percer
Le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre
Mot par mot la vie
Comme on oublie

Je t'aime pour ta sagesse
Qui n'est pas la mienne
Pour la santé je t'aime
Contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce cœur immortel
Que je ne détiens pas
Que tu crois être le doute
Et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi

Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi
Poème de Paul Eluard
Je t'aime pour toutes les femmes...



La cithare du bonheur
Texte cueilli par Michèle

C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité.
Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait assuré qu'il pourrait les lui indiquer.
Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu : " C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au coeur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. "
La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières. Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son coeur lui dit très fort : " C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! " Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.
La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ? Il se dressa tout net et avança en direction du musicien.
Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.
A cet instant, il connut l'éveil. Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, mais que notre tâche d'hommes intérieurs est d'assembler tous ces éléments dans l'harmonie.
Conte soufi
La cithare du bonheur



Médecine
Citation cueillie par Marc

Tu feras de l'alimentation ta première médecine
Hippocrate
La médecine.



Ensemble
Chanson chantée au week end des comités en 09

Ensemble, ensemble
Même si l'on est différent
Et savoir traverser le temps
Tous simplement ensemble

Ensemble, ensemble
Découvrir que l'on a un don
Vivre les mêmes émotions
Avoir le coeur qui tremble

Sur cette étrange mappemonde
Où le plus beau côtoie l'immonde
Pour se défendre
Tout ce que l'on cherche à nous prendre
Tout ce que l'on cherche à nous vendre pour se comprendre

Ensemble, ensemble
Même si l'on n'est différent
Et savoir traverser le temps
Tout simplement ensemble

Car même si tout va plus vite
Il y a tant de choses tristes
Autour de nous
Dans les images qu'on nous propose
Autant de gens qui s'opposent
Et de portes closes

Mais ensemble, ensemble
Découvrir que l'on a un don
Vivre les mêmes émotions
Avoir le coeur qui tremble

Qu'on adore ou qu'on s'ignore
De toutes façons
Entre ceux qui viennent et ceux qui s'en vont
Entre les rires et les larmes, les chansons
Passe, passe et on passe le temps
Tout simplement ensemble

Ensemble, ensemble
Même si l'on est différent
Ensemble, ensemble
Et savoir traverser le temps
Vivre les mêmes émotions
Avoir le coeur qui tremble
Simplement ensemble ensemble
Simplement ensemble.
Pierre Rapsat
Ensemble



Heureux qui, comme Ulysse…
Texte cueilli par Marc

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
Poème de Joachim Du Bellay
Heureux qui, comme Ulysse



Rien ne nous réussit...
Citation cueillie par Marc en 10.91

Rien ne nous réussit mieux que la réussite.
Auteur : Alexandre Dumas
La réussite



Le droit d'exister
Texte cueilli par Marc sur internet

Sensation de paix.
L'horloge du temps est arrêtée.
Ces secondes, ces minutes qui me fouaillaient pour me précipiter vers mes travaux, mes recherches, sont ce matin sans pouvoir sur moi.

Je goûte l'instant.
Je sens qu'il a plus à m'apprendre que l'accumulation de tous les suivants.
Pourquoi me suis-je si rarement accordé le temps de vivre, le droit de vivre ?
Il me fallait justifier sans cesse mon existence par ma production, par mon rendement, à mes yeux comme a ceux des autres.

Mon existence, en soi, n'avait pas de valeur. Je ne croyais pas exister pour les autres, j'ai fini par ne plus exister pour moi.
Ce matin, j'ai le droit d'exister tout seul, pour moi tout seul.
Je prends le droit d'exister.
Et les êtres et les choses autour de moi commencent à exister d'une existence plus dense.
Eux aussi commencent à avoir le droit d'exister.

Nous sommes un univers d'existences solides, réelles, également importantes et respectables.

C'est comme si le sablier de l'existence se remplissait de minute en minute de la quantité de réalité qui le rend stable.
Ce n'est plus cette sensation de vide qu'il faut remplir d'actes, de mots, d'oeuvres.

Je goûte d'être immobile.
J'existe davantage de ne rien faire, je repose sur ma racine.
Quelle est cette racine ?
Je sens l'existence sourdre en moi sans arrêt, et ce mouvement, quand je l'observe, suffit à m'occuper.

Je lui fais confiance.
Je n'ai plus à intervenir, à me justifier d'exister, il me justifie.
Exister justifie d'exister.
C'est bon d'exister.
Ça ne doit " servir " à rien d'exister.
On n'est pas obligé de servir à quelque chose.
On n'est obligé de servir à rien.
On a le droit d'exister d'abord.

Il me semble que je cherchais sans cesse à justifier mon existence avant d'avoir pris conscience et goût d'exister.
Jusqu'ici, il m'était incroyable que l'on puisse passer du temps sans rien faire et ne pas le sentir perdu !

Le temps n'est pas rempli de ce qu'on y met.
Mon temps se remplit par l'attention que je lui porte... par le goût que j'en prends
        parce que je le considère
        parce que je me considère
        parce que je me suis restitué LE DROIT D'EXISTER.
Louis Evely, Extrait de son journal, octobre 1983
Le droit d'exister
Vers votre florilège
Textes et citations de 131 à 140
Je suis ce que je suis
La femme de ménage
Etat d'esprit
Le diamant et la goutte de rosée
Léon, l'Africain
Etre soi-même
Salut à l'aurore
Salut à l'aurore
L'excellence imposée aux autres
Mon amie la rose
Vers les dix prochaines fleurs -14-
Vers vos dix précédentes fleurs



Je suis ce que je suis
Texte cueilli par Michèle

Je suis ce que je suis
La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
à quoi sert espérer être une rose
Quand au fond "Je suis ce que je suis"
Je suis peut-être une tulipe
qui s'éveille à tous les printemps
Démontrant ses couleurs ses principes
Jugée souvent bien hors du temps
Je suis peut-être une rose
dégageant l'arôme de l'amour
on se pique sur mon côté morose
mais le bonheur revient au détour
Je suis peut-être un pissenlit
répandu et plutôt mal compris
mais sachez quand il est bien servi
il donnera du goût à votre vie
Qu'importe la fleur que vous soyez
vous avez tous un rôle à jouer
mais vous devez vous rappeler
de Celui qui vous a créé
La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
à quoi sert espérer être une rose
Quand au fond "Je suis ce que je suis"
Roger Kemp



Vers vos fleurs



La femme de ménage
Texte cueilli par Michèle


Durant mon deuxième mois au collège, notre professeur nous a donné un petit examen surprise. J'étais un étudiant consciencieux et j'ai répondu aisément à toutes les questions jusqu'à ce que je lise
la dernière question :
  • Quel est le prénom de la femme de ménage de l'école ?

Il s'agissait certainement d'une blague. Je l'avais rencontrée plusieurs fois. Elle était grande, cheveux foncés et dans la cinquantaine, mais comment j'aurais pu savoir son nom ? J'ai remis mon examen en laissant la dernière question sans réponse.
Juste avant la fin du cours, un étudiant a demandé si la dernière question comptait pour la note de l'examen.
  • Absolument, a répondu le professeur. Durant vos carrières, vous allez rencontrer beaucoup de gens. Ils sont tous importants. Ils méritent tous votre attention et vos soins, même s'il s'agit simplement d'un sourire et d'un bonjour.

Je n'ai jamais oublié cette leçon. J'ai aussi appris qu'elle s'appelait Alice.

Vers vos fleurs



Etat d'esprit
Citation cueillie par Francis. Everest. 5.92

Un jeune homme qui n'a pas pleuré est un sauvage,
Et un vieillard qui ne rit pas est un insensé.
Georges Santayana
Vers vos fleurs



Le diamant et la goutte de rosée
Texte cueilli par Michèle


Un beau diamant, qui avait autrefois brillé au doigt d'une princesse, gisait dans un pré, à côté de pissenlits et de pâquerettes. Juste au-dessus de lui, brillait une goutte de rosée qui s'accrochait timidement à un brin d'herbe. Tout en haut, le brillant soleil du matin dardait ses rayons sur tous les deux, et les faisait étinceler.

La modeste goutte de rosée regardait le diamant, mais sans oser s'adresser à une personne d'aussi noble origine. Un gros scarabée, en promenade à travers les champs aperçut le diamant et reconnut en lui quelque haut personnage.
  • Seigneur, dit-il en faisant une grande révérence, permettez à votre humble serviteur de vous offrir ses hommages.
  • Merci, répondit le diamant avec hauteur.
En relevant la tête, le scarabée aperçut la goutte de rosée.
  • Une de vos parentes, je présume, monseigneur ? demanda-t-il avec affabilité en dirigeant une de ses antennes vers la goutte de rosée.

Le diamant partit d'un éclat de rire méprisant.
  • Quelle absurdité ! déclara-t-il. Mais qu'attendre d'un grossier scarabée ? Passez votre chemin, monsieur. Me mettre, moi, sur le même rang, dans la même famille qu'un être vulgaire, sans valeur ! et le diamant s'esclaffait.
  • Mais, monseigneur, il me semblait. Sa beauté n'est-elle pas égale à la vôtre ? balbutia timidement le scarabée déconfit.
  • Beauté, vraiment ? Imitation, vous voulez dire. En vérité, l'imitation est la plus sincère des flatteries, il y a quelque satisfaction à se le rappeler. Mais cette beauté factice même est ridicule si elle n'est pas accompagnée de la durée. Bateau sans rames, voiture sans chevaux, puits sans eau, voilà ce que c'est que la beauté sans la fortune. Aucune valeur réelle là où il n'y a ni rang ni richesse. Combinez beauté, rang et richesse, et le monde sera à vos pieds. A présent, vous savez pourquoi on m'adore.
Et le diamant lança de tels feux que le scarabée dut en détourner les yeux, pendant que la pauvre goutte de rosée se sentait à peine la force de vivre, tant elle était humiliée.

Juste alors une alouette descendit comme une flèche, et vint donner du bec contre le diamant.
  • Ah ! fit-elle désappointée, ce que je prenais pour une goutte d'eau n'est qu'un misérable diamant. Mon gosier est desséché, je vais mourir de soif.
  • En vérité ! Le monde ne s'en consolera jamais, ricana le diamant.
Mais la goutte de rosée venait de prendre une soudaine et noble résolution.                                      - Puis-je vous être utile, moi ? demanda-t-elle.
L'alouette releva la tête.
  • Oh ! ma précieuse amie, vous me sauverez la vie.
  • Venez, alors. Et la goutte de rosée glissa du brin d'herbe dans le gosier altéré de l'alouette.

  • Oh ! oh ! murmura le scarabée en reprenant sa promenade. Voilà une leçon que je n'oublierai pas. Le simple mérite vaut plus que le rang et la richesse sans modestie et sans dévouement ; il ne peut y avoir aucune réelle beauté sans cela.
Conte allemand
Vers vos fleurs



Léon, l'africain.
Texte cueilli par Marc sur le net


"Une fois de plus, mon fils, je suis porté par cette mer, témoin de tous mes errements et qui à présent te convoie vers ton premier exil.
A Rome, tu étais "le fils de l'Africain", en Afrique, tu seras "le fils du Roumi".
Où que tu sois, certains voudront fouiller ta peau et tes prières. Garde-toi de flatter leurs instincts, mon fils, garde-toi de ployer sous la multitude!

Musulman, juif ou chrétien, ils devront te prendre comme tu es, ou te perdre. Lorsque l'esprit des hommes te paraîtra étroit, dis-toi que la terre de Dieu est vaste, et vastes Ses mains et Son cœur.
N'hésite jamais à t'éloigner, au-delà de toutes les mers, au-delà de toutes les frontières, de toutes les patries, de toutes les croyances.

Quand à moi, j'ai atteint le bout de mon périple. Quarante ans d'aventures ont alourdi mon pas et mon souffle. Je n'ai plus d'autre désir que de vivre, au milieu des miens, de longues journées paisibles.

Et d'être, de tous ceux que j'aime, le premier à partir. Vers ce Lieu ultime où nul n'est étranger à la face du Créateur."
Amin Maalouf.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Amin_Maalouf
Vers vos fleurs



Etre soi-même
Citation cueillie par Carlos. Everest. 2.92


Il faut des réussites pour être heureux
Et des échecs pour ne pas devenir prétentieux.
Vers vos fleurs



Salut à l'aurore
Texte cueilli par Michèle


Vois ce jour, il est la vie.
L'essence même de la vie.
Dans sa course brève sont encloses
Toutes les réalités de l'existence.
La joie de progresser,
le bonheur d'agir,
La splendeur d'accomplir,
Déjà hier n'est plus qu'un rêve.
Demain n'est encore qu'une vision.
Mais cette journée bien vécue
Fait de tous les hiers un rêve de bonheur
Et de tous tes demains une promesse d'espérance.
Un nouveau jour commence,
Accueille-le joyeusement !
Tel le salut à l'aurore.

Auteur : Kalidasa, poète indien
Vers vos fleurs



Vie
Texte cueilli par Michèle


J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et d'oublier des personnes inoubliables.
J'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi. J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger. J'ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels.
J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé. J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer. J'ai crié et sauté de tant de joies, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur, tant de fois ! J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos.
J'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire. J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)... Mais j'ai survécu ! Et je vis encore !
Et la vie, je ne m'en passe pas...
Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer. Vis !!!
Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et que LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante !
Charlie Chaplin
Vers vos fleurs



L'excellence imposée aux autres
Citation cueillie par Marc. Everest. 3.92


Le fleuve doit creuser son lit tout seul
Et les cimes sont inhabitables.
Du poète Clod'Aria : Ode à son petit-fils adoptif
Vers vos fleurs



Mon amie la rose
Hommage à Philippe Delepierre


On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin

À l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons de soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille

Pourtant j'étais très belle
Oui j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
Vois le Dieu qui m'a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon coeur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus

Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Éblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait

Crois celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien
Ou bien si peu de chose

C'est mon amie la rose
Qui l'a dit hier matin
Vers vos fleurs
Vers votre florilège
Textes et citations de 141 à 150
Allez tranquillement
La valeur du temps
L'expérience
Il pleure dans mon coeur
L'aide sous la pluie
Cette année
Les gens qui ne sont jamais contents
Les treize enseignements de la vie
Rappelles-toi
Vers les dix prochaines fleurs -15-
Vers vos dix précédentes fleurs



Allez tranquillement
Texte cueilli par Michèle

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.
Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes.
Dites doucement et clairement votre vérité : écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant ; ils ont aussi leur histoire.
Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.
Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vaniteux.
Il y a toujours plus grand et plus petit que vous...
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements, soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle : c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.
Soyez prudent dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies.
Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe : plusieurs individus recherchent les grands idéaux, et partout la vie est remplie d'héroïsme.
Soyez vous-même.
Surtout n'affectez pas l'amitié !
Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérélité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe...
Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse.
Fortifiez une prudence d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain.
Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères ! De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude...
Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même.
Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d'être ici...
Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait.
Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie la paix dans votre âme.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau !
Prenez attention... Tâchez d'être heureux.
Trouvé dans une vieille église de Baltimore en 1692
Vers vos fleurs



La valeur du temps
Texte cueilli par Geneviève Voisine
 
 

Pour apprendre la valeur d'une année, demande à l'étudiant qui a raté un examen.
 
Pour apprendre la valeur d'un mois, demande à la mère qui a mis un enfant au monde trop tôt.
 
Pour apprendre la valeur d'une semaine, demande à l'éditeur d'un journal hebdomadaire.
 
Pour apprendre la valeur d'une heure, demande aux fiancés qui attendent de se revoir.
 
Pour apprendre la valeur d'une minute, demande à celui qui a raté son train, son bus ou son avion.
 
Pour apprendre la valeur d'une seconde, demande à celui qui a perdu quelqu'un dans un accident.
 
Pour apprendre la valeur d'une milliseconde, demande à celui qui a gagné une médaille d'argent aux Jeux Olympiques.
 
Le temps n'attend personne. Rassemble chaque instant qu'il te reste et il sera de grande valeur. Partage-les avec une personne de choix et ils deviendront encore plus précieux.
  La source de ce poème est inconnue (traduction d'un extrait allemand).
Vers vos fleurs



L'expérience
Citation cueillie par Roger. Everest. 10.91
 

On ne sait bien
Que ce que l'on expérimente soi-même.
Saint François
Vers vos fleurs



Il pleure dans mon coeur
Texte cueilli par Marc

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
Poème de Paul Verlaine
Vers vos fleurs



L'aide sous la pluie
Texte cueilli par Michèle


Dans la soirée, vers 23h30, une femme âgée noire se tient le long d'une autoroute de l'Alabama tentant de se protéger de la pluie battante. Son auto est tombée en panne et elle a désespérément besoin d'un transport. Détrempée, elle décide de demander l'aide de la prochaine voiture qui passe.
Un jeune homme blanc s'arrête pour lui porter secours, situation très peu courante dans les années 1960 troublées de conflits raciaux. Le jeune homme l'amène en sécurité, l'aide à trouver du secours et lui procure un taxi.
Elle a l'air très pressée, mais prend le temps de noter son adresse et le remercie.
Sept jours plus tard, on vient cogner à la porte du jeune homme. A sa grande surprise, on lui livre une télévision couleur grand format. Une note y est attachée. Elle dit :
"Merci beaucoup de m'avoir porté secours sur l'autoroute l'autre jour. La pluie avait transpercé non seulement mes vêtements mais aussi mon esprit. Puis vous êtes arrivé.
Grâce à vous, j'ai pu me rendre au chevet de mon mari mourant juste avant qu'il ne rende l'âme. Dieu vous bénisse pour m'avoir aidé et pour votre dévouement pour les autres.
Bien à vous, Mme Nat King Cole."
[Nat King Cole est un pianiste de jazz très célèbre, décédé le 15 février 1965]
Vers vos fleurs



Cette année
Citation cueillie par Marc. Everest. 12.91
 

Cette année, année faste.
Demain, je ferai mieux.
Clod'Aria
Vers vos fleurs



Les gens qui ne sont jamais contents
Texte cueilli par Michèle


Les gens qui ne sont jamais contents de leur sort sont ceux qui se plaignent toujours que ça va plutôt mal quand ça ne va pas assez bien,
qui lorsque ça va moins mal se plaignent que ça n'aille pas  mieux,
qui lorsque ça va mieux se plaignent que ça n'aille pas encore mieux,
qui lorsque ça va bien se plaignent que ça n'aille pas très bien,
qui lorsque tout va très bien trouvent que tout n'est pas parfait,
qui lorsque tout est parfait déplorent que tout ne soit pas plus que parfait,
qui lorsque tout est plus que parfait déclarent amèrement que la perfection n'est pas de ce monde,
qui lorsqu'ils ont tout ce qu'ils veulent estiment qu'ils n'ont pas tout ce qu'ils désirent,
et qui
lorsqu'ils ont enfin tout ce qu'ils veulent et tout ce qu'ils désirent font une dépression nerveuse parce qu'ils n'ont plus rien à vouloir ni rien à désirer.
Poils aux désemparés.
Pierre Dac
Vers vos fleurs



Les treize enseignements de la vie

Texte cueilli par Michèle
 
Le plus grand handicap                      la peur
Le plus beau jour                                    aujourd'hui
La chose la plus facile                            se tromper
La plus grande erreur                            abandonner
Le plus grand défaut                              l'égoïsme
La plus grande distraction                      le travail
La pire banqueroute                              le découragement
Les meilleurs professeurs                        les enfants
Le plus grand besoin                              le bon sens
Le plus bas sentiment                              la jalousie
Le plus beau présent                              le pardon
La plus grande connaissance                  Dieu
La plus belle chose au monde                l'amour
Vers vos fleurs



Le bon bois
Citation cueillie par Chantal. Everest. 10.91
 

Le bon bois ne pousse pas dans la facilité
Plus le vent souffle fort, plus l'arbre est robuste.
Vers vos fleurs



Rappelles-toi

Texte cueilli par Michèle

Que si un rien fait souffrir
un rien aussi fait plaisir...
Que tu peux être semeur
d'optimisme, de courage, de confiance...
Que ta bonne humeur peut égayer la vie des autres...
que tu peux, en tout temps, dire un mot aimable...
Que ton sourire non seulement t'enjolive,
mais qu'il embellit l'existence de ceux qui t'approchent...
Que tu as des mains pour donner
et un coeur pour pardonner...
Thomas Merton
Vers vos fleurs




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